CAN 2021 | Tunisie-Mali (cet après-midi à 14h00) : Entrée en lice décisive

Il ne faut surtout pas rater le match inaugural dans une compétition de haut niveau. C’est le mot d’ordre du match d’ouverture contre le Mali.

Notre onze national ouvrira, tout à l’heure, contre le Mali dans cette trente-deuxième édition de la CAN qui se tient actuellement au Cameroun.

Un bon démarrage est vivement souhaité car la suite du parcours en dépendra sans l’ombre d’un doute.

La Tunisie et le Mali sont les favoris de la poule «F» sur le papier. Et, d’entrée, chacune des deux équipes va tenter un grand coup face à sa rivale avec l’idée de s’emparer d’emblée de la précieuse première place du classement. Chose qui facilitera la mission par la suite et balisera la route pour une continuation bien maîtrisée. Et rien que pour cette raison, la tâche de notre équipe nationale s’annonce périlleuse face à un adversaire aux arguments très solides. Rien que pour ce qui concerne les éliminatoires de la Coupe du monde, il faut savoir que le Mali a réalisé la jolie performance consistant en cinq victoires et un match nul sur ses six matches joués. Et son plus édifiant message de dissuasion reste son goal-average : 11 buts marqués et zéro encaissé.  Ces fraîches prouesses maliennes imposent le respect et en disent long sur la force de frappe de notre adversaire du jour qui compte parmi les «outsiders» les plus redoutables qu’il faut à tout prix balayer de sa route. Ce qui ne sera guère facile à faire par la troupe de Mondher Kebaïer qui compte déjà plusieurs absences de marque dans ses rangs. Mais en dépit de cela, la Tunisie possède quand même un sérieux avantage sur le Mali. Elle vient juste de sortir de la Coupe arabe de la Fifa qui l’a sensiblement aguerrie et grandie sur tous les plans. Et le fait d’être bien rodée permettrait normalement une bonne entame et une entrée dans le vif du sujet sans hésitation. C’est, du moins, ce qu’on espère car il va falloir annoncer la couleur dès cet après-midi.

Quelle stratégie adopter ?

L’essentiel sera d’adopter la meilleure stratégie possible pour contrecarrer l’apport individuel des pros maliens dont le talent pourrait suffir à faire la différence. Le jeu tunisien devra continuer d’être marqué par la parfaite cohésion démontrée dernièrement au Qatar. Une circulation fluide du ballon, un bon engagement physique sans recours à la virilité exagérée et beaucoup de réalisme permettront sûrement à l’équipe nationale de se tirer d’affaire sans rater ce départ important.

Il est évident aussi que pour asseoir une tactique efficace qui complique la tâche pour l’adversaire et facilite la création des occasions de but, à la fois, il faut des hommes.

Pour ce faire et en dépit du fait que quelques joueurs-clés, comme Dräger et M’sakni, vont rater le match d’aujourd’hui, l’embarras du choix est toujours de rigueur pour Mondher Kebaïer. C’est surtout grâce aux renforts venus d’Europe : Khazri, Skhiri, Ben Slimane et Bronn en particulier.

Du coup, Mondher Kebaïer aura toujours la latitude d’aligner une formation à la hauteur des ambitions de toute la Tunisie. Par ailleurs, on croit savoir que le coach national compte confier la tâche de premier gardien à Béchir Ben Saïd face au Mali. A ce propos, disons que cette initiative pourrait ne pas réussir et devenir une cause de mécontentement en cas de fiasco face au Mali. En conséquence, il y a lieu de souligner que l’heure n’est pas à l’essai. C’est plutôt l’expérience qui est sollicitée dans les grandes compétitions. Ce qu’a réussi Chettali avec Naïli en 1978 est une exception qui confirme la règle. De plus, ni Ben Saïd, ni Ben Mustapha ne sont ni Naïli, ni Attouga. Et en ce qui concerne le système de jeu à adopter, il faut qu’il ne soit pas figé. 5-3-2 ou 3-5-2 ou encore 4-3-3, ce n’est pas sur ce genre de choix qu’il faut avoir des avis divergents. Le plus important est d’opter pour une tactique variable et appropriée à toutes les situations. Même dans un seul match.

Grâce à des joueurs de la trempe de Bronn, Skhiri, Ifa, Maâloul, Aïdouni, Talbi, Sliti, Khazri, Zaziri, Mejbri et les autres, on peut mettre en place toutes les stratégies payantes possibles. Ce qui importe, c’est l’application, la concentration et le surpassement de soi.

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