La forte contamination au covid-19, qui sévit en Europe avec des centaines de milliers de cas quotidiens contaminés au variant Omicron, augure une cinquième vague dans nos contrées.

La nouvelle du couvre-feu recommandée par le Comité scientifique de lutte contre le coronavirus dans tout le pays dès 21h00 ou 22h00 durant trois semaines sonne comme un nouvel avertissement envers la population pour redoubler d’effort et de prudence. Un signal fort que la situation sanitaire est critique en plein milieu de l’hiver. On apprend très récemment que 2.579 nouveaux cas de coronavirus et 7 décès ont été enregistrés le 8 janvier 2022, selon le ministère de la Santé. Le nombre de cas interpelle, sachant que de nombreuses personnes sont susceptibles d’être contaminées, sans le savoir parce qu’elles ne sont pas «à l’écoute de leur corps», tandis que leurs toux et éternuements sont banalisés à tort. Pendant ce temps, des personnes non vaccinées ou mal prises en charge décèdent tous les jours. La lutte contre le covid-19, qui frappe désormais à toutes les portes et dans de nombreux foyers, repart de plus belle. Agés et moins âgés, vieux comme jeunes, personne n’y échappe et une grande majorité passe à la trappe. A croire que pour les autres, ce n’est qu’une question de jours… Même si ne jamais contracter le covid-19, ou le contracter plusieurs fois, est aussi possible, théoriquement. Mais la spécificité du variant Omicron qui serait de nature très contagieuse d’une personne à l’autre n’est pas étranger à cet état de fait. Le variant Delta serait encore parmi nous, tandis qu’on parle d’un Deltacron en… Chypre !

Appel à la vigilance

Dr Samir Abdelmoumen, membre du Comité, a posté, il y a trois jours sur les réseaux sociaux, un statut très instructif qui relate la pression et la saturation dans les hôpitaux tunisiens : «Il y a au moins deux certitudes, primo presque tous les cas graves et les décès ne sont pas vaccinés; secundo, jusqu’à ce jour, la salle d’appel et de régulation du Samu 01 n’a pas subi la même pression qu’on a vue entre juin-juillet dernier: pas d’appel pour chute de la saturation chez des patients à domicile et pas de pression sur les hôpitaux et les réanimations. La vaccination y est pour grand-chose très probablement. On doit persévérer et continuer dans les gestes barrières, la distanciation et l’aération des locaux».

Ainsi, le nombre de contaminations, depuis mars 2020 en Tunisie jusqu’à aujourd’hui, est passé à 743.838 cas, alors que 698.788 personnes se sont rétablies. Le nombre des décès dus au coronavirus a atteint 25.665 personnes, depuis l’apparition de l’épidémie. L’application des gestes barrières et la distanciation restent la clé malgré la vaccination. Des appels à plus de rigueur dans le contrôle des pass sanitaires face au spectre d’une cinquième vague, d’après une annonce du ministre de la Santé, Pr Ali Mrabet.

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