L’étude propose d’engager des ruptures sur les plans sociétal, économique et technologique.

Dans une note publiée récemment, le think tank «Solidar Tunisie» a présenté les grands axes de son étude «Les nouvelles orientations des politiques de développement post-covid, approche économique, sociologique et environnementale».  Il s’agit d’une étude qui a été réalisée en partenariat avec la Fondation «Heinrich Boll». Elle propose des recommandations, dont l’objectif est de définir les nouveaux choix et priorités de développement après la crise covid. L’étude suggère également des réponses aux enjeux de développement durable et aux attentes sociétales de la Tunisie. Ont pris part à cette étude des représentants de l’administration, mais aussi des organisations nationales, à savoir l’Ugtt et l’Utica, ainsi que des experts de diverses spécialités.

Trois approches

Selon le document, l’étude combine trois approches, en l’occurrence économique, sociologique et environnementale. Elle dresse un état des lieux des politiques de développement actuelles et explore les perspectives d’un développement économique inclusif et durable. La note explique que l’approche sociologique permet d’appréhender les modèles de développement à travers le prisme de leurs impacts sociologiques, tandis que l’approche environnementale intègre l’aspect écologique et durable, en prenant en considération la gouvernance des ressources naturelles et la lutte contre le changement climatique. «La stratégie nationale doit être une stratégie d’évaluation, de capitalisation et, surtout, une stratégie du changement et des nouveaux paradigmes», précise la note. Le think tank propose, donc, d’élaborer un nouveau modèle de développement qui, à la fois, capitalise sur les phases de réussite, en termes notamment socioéconomique et de développement, mais aussi qui rompt avec les orientations qui ont prouvé leurs limites.

L’étude met l’accent sur la nécessité d’engager des ruptures sociétale, économique et technologique. Sur le plan sociétal, il s’agit de favoriser l’émergence d’une coalition des forces politiques pour affronter les nouveaux défis du pays. La rupture économique consiste à abolir irréversiblement la connivence entre le politique, l’économique et la corruption, car elle empêche l’avènement d’un nouveau modèle de développement qui ne sert pas leurs intérêts immédiats.

Une relance économique ciblée

Par ailleurs, dans ce contexte de décrue de l’activité économique, l’étude propose de mettre en œuvre un plan de relance économique articulée autour de trois grandes catégories d’intervention. La première catégorie de mesures cible la demande globale et concerne les dépenses à effet immédiat sur les ménages et les entreprises. La deuxième catégorie vise à soutenir les secteurs sinistrés, dont le tourisme, la culture, l’exportation… La troisième catégorie de mesures est liée à la stimulation de l’investissement public. Ces mesures doivent être accompagnées de conditions d’appui, à savoir un assouplissement additionnel de la politique monétaire, une trêve sociale de trois ans et l’activation des grandes réformes, notamment la restructuration des entreprises publiques et de l’administration.

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