La filière figue de Barbarie, qui connaît depuis quelques années un développement exceptionnel, aura bientôt son cursus de formation continue et officielle.

Le « sultan des fruits », comme les Tunisiens appellent la figue de Barbarie, el hendi, qui marque les paysages de la Tunisie rurale, a prouvé depuis le succès de l’huile extraite de ses pépins tout son potentiel. Produit diététique et agroalimentaire cité dans les magazines dédiés aux produits du terroir, il répond à ce besoin actuel de manger bon et sain à la fois. Produit bio adapté à l’entretien de la beauté, l’huile pour le corps et les cheveux, surtout, il connaît toujours une tendance à la hausse à travers le monde. Mais l’intérêt stratégique que les institutions tunisiennes accordent à cette filière ne se limite plus seulement au domaine de la transformation industrielle. L’Agence de vulgarisation et de la formation agricole (Avfa), avec l’appui du projet Pampat (Onudi/Seco), a initié dernièrement des démarches pour inclure des formations sur la filière figue de Barbarie dans son portfolio de services.

Formation des formateurs

La Tunisie, avec ses 600.000 hectares de figuiers de Barbarie, est classée cinquième au monde en termes de surface cultivée et figure parmi les trois premiers pays en termes de production de figues de Barbarie, issues des plantations commerciales. En ce qui concerne la production certifiée biologique de figues de Barbarie, la Tunisie est même placée première au monde selon l’Agence Bio française. Il est estimé que la filière compte environ 39.000 petits producteurs concentrés, surtout à Kasserine, Kairouan, Sidi Bouzid et Siliana.  En vue d’améliorer les services d’assistance au profit de cette filière, le 23 décembre 2021 après la clôture de la formation de formateurs dans l’univers de la figue de Barbarie, un comité technique restreint composé de représentants de l’Avfa, du ministère de l’Agriculture (Dgpa), de l’Institut national agronomique de Tunis (Inat), de l’Institut national pédagogique et de formation continue agricole de Sidi Thabet et du Pampat s’est réuni à Sousse.  Sa mission ? Développer une proposition de cursus pour un programme de formation continue sur les techniques de production et de valorisation du figuier de Barbarie. Une fois validé officiellement, ce programme de formation continue sera adopté et enseigné dans les centres de formation professionnels agricoles (Cfpa) de l’Avfa au profit des différents producteurs et jeunes porteurs de projets d’investissement dans le secteur du cactus.

Pour le directeur général de l’Avfa, Khemaïs Zayani, la mise en place d’une formation autour du cactus est primordiale : «Le figuier de Barbarie est une plante peu exigeante, mais elle joue un rôle économique, social et environnemental absolument fondamental. C’est pour cette raison que l’Agence s’engage à contribuer au développement et à la durabilité de cette filière».  La filière du cactus continue à avoir le vent en poupe et franchira bientôt un nouveau palier avec l’institutionnalisation d’un programme de formation spécifiquement développé pour ce secteur émergent qui semble loin d’avoir livré tous ses secrets.   

 

 

 


Lancement aujourd’hui de la revue «Broudou»

Une nouvelle revue semestrielle gratuite papier, bientôt sur le Net baptisée «Broudou» (bouillon) axée sur l’alimentation des Tunisiens, sera disponible dès aujourd’hui dans deux boulangeries historiques. L’une au centre-ville de Tunis, Boulangerie Sabbat Dziri, et l’autre au Kram, Boulangerie Moncef. Ces lieux de lancement ont été choisis en écho avec la thématique de ce premier numéro de Broudou, à savoir le pain et ses secrets.

Ce projet est l’enfant du Goethe-Institut. Le contenu de la revue consiste en des réflexions intimes, des essais critiques, des poèmes, des séries de photos, des interviews, des illustrations, des recettes culinaires, des recherches scientifiques, analyses historiques et d’autres formats expérimentaux. Le contenu vise à offrir des connaissances théoriques, des outils et l’inspiration nécessaire pour permettre au lecteur d’adopter progressivement des habitudes alimentaires responsables et conscientes.

«Chaque sortie de numéro sera accompagnée d’ateliers participatifs ouverts au public. A travers ces ateliers, nous chercherons à acquérir de nouvelles compétences et savoirs, tels que la culture de potagers, la préparation du pain, ou encore les différentes méthodes de fermentation», promettent les initiateurs du projet Broudou.


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