La sortie du nouveau roman d’Elif Shafak est toujours un évènement dans le monde littéraire. L’île aux arbres disparus est dans les bacs depuis le 12 janvier aux éditions Flammarion.

Elif Shafak est l’autrice de dix romans salués par la critique, notamment L’architecte du Sultan, et La Bâtarde d’Istanbul. Son œuvre, pour laquelle elle a reçu la décoration de Chevalier des Arts et des Lettres, est traduite dans cinquante langues. Elle milite pour les droits des femmes, et collabore régulièrement avec des quotidiens internationaux comme The New York Times, The Guardian et La Republica.

Son roman Soufi Mon Amour  est considéré comme le must de sa bibliographie, une œuvre qui retrace la rencontre entre le poète Rûmi et le plus célèbre derviche du monde musulman, Shams de Tabriz. Un roman dans un roman, la découverte de la force de l’amour et des conséquences qui découlent de certaines prises de conscience. Un voyage entre le XXe et le XIIIe siècles, à travers une vision ouverte et féministe du soufisme. Tout amour, toute amitié sincère est une histoire de transformation inattendue.

Son dernier roman en date, qui vient de paraître aux éditions Flammarion,  L’île aux arbres disparus, nous offre de nouvelles pistes. Il commence par un cri et s’achève par un rêve. Le cri, interminable, est celui que lance aujourd’hui une adolescente de seize ans, prénommée Ada, en plein cours d’histoire dans un lycée londonien. Le rêve est celui d’une renaissance. Entre les deux a lieu la rencontre du Grec Kostas Kazantzakis et d’une jeune fille turque, Defne, en 1974, dans une Chypre déchirée par la guerre civile. Elif Shafak crée des personnages débordant d’humanité, mais aussi de failles et de doutes, d’élans de générosité et de contradictions, pour conter l’histoire d’un amour interdit dans un climat de haine et de violence qui balaie tout sur son passage. Sa prose puissante convoque un savant mélange de merveilleux, de rêve, d’amour, de chagrin et d’imagination pour libérer la parole des générations précédentes, souvent réduites au silence.

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