Le président de l’Union Tunisienne de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat (UTICA), Samir Majoul a souligné que son organisation ainsi que la centrale syndicale sont appelées à mettre en place un plan de relance économique afin de le présenter, dans les plus brefs délais, à la Banque mondiale et au Fonds Monétaire International (FMI).

 » Le patronat et le syndicat doivent assumer leur responsabilité avec l’État face à la crise économique actuelle « , a-t-il souligné dans une déclaration à l’agence TAP, en marge du 25e congrès de l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT) qui se tient, du 16 au 18 février, à Sfax.

Selon Majoul, la Tunisie fait face aujourd’hui à une crise économique  » difficile  » qui nécessite des solutions  » urgentes  » mais aussi l’implication de toutes les parties prenantes  » sans conditions « , soulignant que la sortie de cette crise est tributaire de la création des emplois et de la relance de la croissance ainsi que de l’investissement.

Interrogé sur une réunion qui a été suggérée par le partenaire social dont la date est prévue le 19 février, Majoul a fait savoir que cette réunion a été décidée car la crise actuelle doit être résolue dans les plus brefs délais, d’autant que les experts du FMI et de la Banque mondiale sont actuellement en Tunisie pour poursuivre les négociations avec les autorités Tunisiennes.

D’autre part, Majoul a évoqué la nécessité de rester à l’écart des considérations politiques dans le domaine économique, afin de relever les défis, estimant que les entreprises publiques sont dans une « situation catastrophique » et ont besoin de solutions urgentes.

Au sujet la privatisation des entreprises publiques, qui a constitué un point de discorde avec l’organisation syndicale, il a souligné que cette décision est devenue une nécessité, rappelant dans ce contexte les expériences de plusieurs pays, dont la Chine et la Russie, qui ont opté pour ce choix.

Par ailleurs, Majoul a souligné que la Tunisie se trouve dans l’obligation de respecter ses engagements dans le domaine des énergies renouvelables dans un pays qui souffre d’un déficit énergétique et fait face à une forte hausse des prix des hydrocarbures, appelant à la mise en place d’un programme pour réduire les émissions de dioxyde de carbone comme une condition pour pouvoir travailler avec des partenaires internationaux et exporter vers l’étranger, en particulier vers les pays européens.

En ce qui concerne les domaines prioritaires en termes de privatisation, Majoul a mis l’accent sur l’économie de rente dans les institutions de l’État et le monopole de l’importation.

Les travaux du 25e congrès de l’UGTT ont démarré, mercredi, à Sfax. Environ 620 délégués parmi les membres du bureau exécutif de l’UGTT, les secrétaires généraux des fédérations, les secrétaires généraux des bureaux régionaux et les secrétaires généraux des syndicats de base, participent à ce congrès qui se tient durant trois jours.

Ce congrès réunira, également, des dizaines de personnalités et invités de la centrale syndicale venus de plusieurs pays maghrébins, arabes, africains et européens, dont l’Organisation internationale du travail, ainsi que des représentants d’organisations nationales, dont l’UTICA, l’ordre des Avocats, l’Union Nationale de la Femme Tunisienne, la Ligue Tunisienne de Défense des Droits de l’Homme, le syndicat National des Journalistes Tunisiens et autres.

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