Les deux dernières sorties de l’Espérance face au CRB et à l’ESS ont mis en évidence sa nette supériorité et sa domination quasi-totale. Mais sans la matérialisation escomptée.

Cinq matches en l’espace de vingt et un jours, c’est ce que réserve le marathon des compétitions locale et africaine à l’Espérance Sportive de Tunis, et ce, jusqu’au 18 mars courant.

En effet, après le bras de fer très disputé de samedi dernier avec l’Etoile Sportive du Sahel, l’Espérance recevra demain l’Espoir Sportif d’Hammam-Sousse avant d’enchaîner avec le CSS quatre jours après, l’ESS en Ligue des champions le 11 mars et contre Jwaneng Galaxy une semaine après (18 mars).

Mais ce rythme frénétique n’est pas un problème insurmontable pour l’Espérance puisqu’elle s’y est habituée depuis belle lurette.

La richesse de l’effectif du club «sang et or» permet de faire un turn-over complet (ou presque) d’un match à l’autre sans pour autant que cela n’affecte son rendement et ne perturbe ses résultats.

Toutefois, l’équipe de Bab Souika a d’autres problèmes qui nécessitent des solutions urgentes avant d’atteindre les tours avancés de la compétition africaine, en particulier.

A la recherche d’un buteur franc

L’Espérance joue bien, domine et arrive à se créer un bon nombre d’occasions de buts, mais sans parvenir à scorer devant les gros calibres. C’est d’ailleurs ce que tout le monde a constaté dernièrement face au C.R Belouizdad à Alger et à l’ESS samedi dernier à Radès. Ce problème majeur pourrait s’avérer très handicapant au point d’empêcher les «Sang et Or» de s’imposer devant les mastodontes du continent africain dès le tour des quarts de finale en cas de qualification.

Il est évident que l’Espérance ne possède plus un attaquant de pointe capable de transformer les occasions en buts comme ce fut le cas avec Khénissi, Niang ou Eneramo. Et ce ne sont vraiment pas les Kingsley Eduwo ou Iwala qui peuvent assumer ce rôle délicat susceptible de donner plus de mordant au club «sang et or». Ces deux joueurs sont dotés d’autres qualités sauf celle de buteur racé.

Même le Tuniso-Suisse Nessim Ben Khlifa est en train de faire perdre beaucoup de temps à son équipe, dont les supporters ont grandement cru eu lui à son arrivée au Parc «B».

Pourquoi pas Berrima ?

Afin de résoudre cet épineux problème, nous pensons que le temps est venu pour donner sa chance au jeune et très prometteur Zied Berrima qui pourrait assumer ce rôle avec une petite reconversion. Tout comme pour son coéquipier de l’équipe nationale olympique Farouk Mimouni, l’heure de Zied Berrima a bel et bien sonné. De toutes façons, ce jeune talent ne pourra pas être moins efficace que les deux Nigérians qui ne lui sont supérieurs en rien !

Sur un autre plan, on peut déjà se frotter les mains quant à la confirmation de l’apport de taille procuré par les belles prestations du Marocain Saber Bougrine. Ce dernier est devenu le vrai régisseur derrière lequel courait l’Espérance, notamment après la désertion de l’Algérien Abderraouf Benguith.

Le timonier «sang et or» doit oser les changements qui s’imposent au niveau de l’attaque pour que sa troupe ne comporte plus d’éléments qui sonnent faux.

C’est que l’équipe est devenue rodée à tous les niveaux sauf en ce qui concerne la concrétisation.

crédit photo : © Mokhtar HMIMA
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