Si l’Etoile commence réellement à se construire une certaine estime, il reste maintenant à dépasser un palier et à se projeter par la suite.

Malgré un retard accusé à l’allumage, précédé par le départ de plus d’un taulier, quelque temps après l’arrivée de Roger Lemerre sur les rives du Sahel, l’Etoile semble enfin de retour sur la scène (costaud face à l’EST et clean-sheet face à l’ASS). Pour un bastion qui a choisi un timonier incroyablement expérimenté, force est de constater que les «Rouges» ne peuvent pas actuellement dire qu’il ont été dupés sur la marchandise, même si le technicien français n’est pas la version 2.0 du sélectionneur qui a conduit la Tunisie sur le toit de l’Afrique. Tout doucement, cependant, avec les moyens du bord, Lemerre semble ces derniers jours  imposer son style sur le terrain et poser son empreinte sur le club sahélien. Les résultats ? Après avoir sauvé les meubles face à l’EST en C1, l’ESS se redresse en championnat, même si elle ne dispose pas encore d’un matelas de points à la hauteur de ses concurrents naturels. Sauf que la derniers résultats ont réveillé les sceptiques et les critiques à l’encontre de l’entraîneur de l’ESS, un coach qui, semble-t-il a toujours l’intention de consolider son idée de jeu, même si à ses débuts, les résultats ont rendu sa profession quelque peu vulnérable… Voilà pour l’étiquette du «savant fou», un technicien pas vraiment dogmatique,  mais qui sait s’adapter, en dépit de certaines secousses qui auraient mis en avant les «défauts des qualités » du coach français. Aujourd’hui, personne ne découvre pourtant le bonhomme, un homme dont la «folie relative» et la flexibilité tactique peuvent autant avantager que pénaliser l’ESS sur un match.                          

Dépasser un palier

Passons maintenant aux dispositions de l’Etoile, à quelques heures de son duel avec le CA. Si la victoire méritée face à l’ASS ne peut servir de référence, on attend des coéquipiers de Zïed Boughatass qu’ils confirment face à un sérieux concurrent. Là, en l’état, à raison même, avec Ben Ayada, Zaddem, Msakni, Boutmen, Souleymane Coulibaly et le tout nouveau Stanley Ampaw, il est clair que l’ESS commence réellement à se construire une certaine estime. Reste maintenant à dépasser un palier (l’Etoile est mal classée) et à se projeter, surtout. Bref, la marche avant, l’ESS doit la réenclencher à présent, et ça passe par une prouesse face au CA.

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