«Le cinéma tunisien doit se libérer du financement direct de l’Etat et essayer de trouver de nouveaux mécanismes de financement», a souligné la directrice générale du Centre national du cinéma et de l’image (Cnci), Chiraz Latiri, lors de son intervention, à la Journée d’étude sur le thème : «Comment financer autrement le cinéma en Tunisie».
Organisée, mercredi, à la salle Sophie el Golli, à la Cité de la culture, la Journée d’étude autour des nouveaux modes de financement s’inscrit dans le cadre de la deuxième édition du Festival du cinéma tunisien.

La directrice générale du Cnci a évoqué, à ce sujet, les initiatives individuelles dans le financement des films tunisiens, en particulier dans le domaine de la coproduction.

Dans le cadre de la recherche de nouvelles perspectives de financement, le Cnci a présenté le programme de coopération Sud-Sud Sentoo dont les premiers résultats ont été révélés lors de la 72e édition du Festival de Cannes, a mentionné la directrice de la Cnci en indiquant qu’une nouvelle initiative arabe sera annoncée lors du festival Manarat intitulée «Arab Film Plateform».

Elle a, par ailleurs, appelé à la révision des textes législatifs réglementant le financement du cinéma en Tunisie afin de s’adapter aux besoins actuels.

Pour Latiri, le métier de producteur doit être séparé de la réalisation, expliquant que le producteur doit s’occuper du financement et le réalisateur de la création.

De son côté, le représentant du Bureau international du travail (BIT), David Andrevon, a déclaré que le cinéma tunisien est connu pour sa qualité et la compétence de ses techniciens, citant à ce propos les films tunisiens «Un été à La Goulette» de Férid Boughedir ou «L’homme de Cendres» de Nouri Bouzid mais aussi les films étrangers tournés en Tunisie comme «La guerre des étoiles» de George Lucas et «Le patient anglais» d’Anthony Minghella.

Considérant la présence de six films tunisiens à la 72e édition du Festival de Cannes comme un gage de qualité, David Andrevon a mentionné que le Bureau international du travail a mis en œuvre des formations dans le domaine audiovisuel et cinématographique dans quatre gouvernorats dont Tunis, La Manouba, Zaghouan et Kairouan.

«Des formations dans le domaine de la photo, du cinéma et des jeux vidéo ont été dédiées au profit des jeunes compétences pour les encourager à s’investir dans le domaine culturel d’une manière générale et dans le secteur cinématographique et multimédia d’une manière particulière», a-t-il ajouté.

Dans son allocution, le directeur des Journées cinématographiques de Carthage (JCC), Néjib Ayed, a parlé de l’atelier «Takmil» organisé dans le cadre des JCC et qui se définit comme une plateforme de financement et d’encadrement des projets cinématographiques.

La productrice belge Sibylles Seys et l’expert dans l’industrie culturelle Ahmed Amine Azouzi ont parlé, dans leurs interventions, du fonds de financement européen comme source de financement du cinéma tunisien.

Ayant démarré le 10 juin, le Festival du cinéma tunisien s’est poursuivi jusqu’à hier samedi 15 juin avec la remise de 20 prix d’une valeur globale de 170 mille dinars.

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