Le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) a plaidé, vendredi, pour la « libération immédiate » du journaliste Khelifa Guesmi, correspondant de la radio « Mosaïque FM » à Kairouan, arrêté après avoir publié des informations sur le démantèlement d’une cellule terroriste.

Dans un communiqué, le Syndicat a appelé le procureur général adjoint à « réviser sa décision » et à se « référer uniquement au décret-loi n° 115 lorsqu’il est question de statuer sur des infractions de presse et d’édition. »

Le procureur adjoint près le tribunal de Tunis 1 a ordonné la garde à vue du journaliste pour une durée de 5 jours aux fins d’enquête et d’investigation, sur fond de publication d’informations sur le démantèlement d’une cellule terroriste à Kairouan, au sens de l’art. 24 de la loi antiterroriste 2015, souligne encore le communiqué du SNJT.

Au terme de neuf heures d’interrogatoire mené par la brigade nationale des enquêtes dans les infractions terroristes de la garde nationale à El-Ouina, le procureur adjoint a ordonné de placer le journaliste en question en garde à vue. Le journaliste avait refusé de divulguer ses sources d’information sur la base du décret-loi n° 115 régissant la profession journalistique.

L’arrestation du journaliste Khelifa Guesmi, estime le syndicat, est  » un nouvel épisode dans le musellement de la liberté de presse et l’intimidation des journalistes depuis le 25 juillet », dénonçant une législation de portée générale qui n’a rien à voir avec la profession journalistique du journalisme.

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