Les vrais patriotes tiennent bon. Ils savent qu’il s’agit d’une période provisoire et que ce n’est pas le moment propice pour observer des grèves. Il faut plutôt consentir des sacrifices au profit de la patrie. Les grèves et l’anarchie ne mènent nulle part, en temps de crise. Elles font tout simplement sombrer la barque.

La ville de Zarzis n’a jamais connu une paralysie pareille qui a duré cinq jours si on compte samedi et dimanche. Les fonctionnaires et les employés de la PTT et de la municipalité ont organisé un sit-in de trois jours, devant leurs lieux de travail. Les agents de la Steg s’ajoutent à eux. Les distributeurs des bouteilles de gaz font de même et par conséquent les taxis se trouvent immobilisés, l’essence étant chère, selon eux. Les restaurateurs et les pâtissiers ne peuvent cuisiner et ferment leurs portes. 

Tout cela, semble-t-il, pour faire pression sur le gouvernement et créer une ambiance malsaine.

En outre, le mauvais temps qui a sévi durant cette période a contraint les marins-pêcheurs à prendre le risque de s’aventurer en mer. Autant dire que plusieurs secteurs vitaux compliquent ainsi la vie des citoyens à Zarzis, sans oublier la pénurie des produits alimentaires subventionnés par l’Etat et introuvables dans le marché.

Malgré cela, les vrais patriotes tiennent bon. Ils savent qu’il s’agit d’une période provisoire et que ce n’est pas le moment propice pour observer des grèves. Il faut plutôt consentir des sacrifices au profit de la patrie (travailler en portant un bandeau par exemple). Les grèves et l’anarchie ne mènent nulle part, en temps de crise. Elles font tout simplement couler la barque.

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