Le président de la République Kaïs Saïed a reçu, vendredi soir, au Palais de Carthage, la cheffe du gouvernement Najla Bouden et le ministre des Technologies de la communication, Nizar Ben Néji. Une entrevue consacrée à la présentation des résultats de la Consultation nationale électronique.

Lancé du 15 janvier au 20 mars 2022, la Consultation a enregistré la participation de 534 915 Tunisiens, dont 5 873 résidants à l’étranger. Vingt pour cent des participants ont avancé des propositions dans les espaces consacrés à l’expression libre.

Sur le plan politique, les résultats ont montré que 86,4 % des participants ont opté pour le régime présidentiel contre 2,5 % pour un régime parlementaire.

 70,7 % des répondants se sont prononcés en faveur du mode de scrutin uninominal alors que 21,8 % ont opté pour le mode de scrutin proportionnel (scrutin sur les listes).

Dans le même contexte, 60,8 % des participants sont favorables à l’amendement de la loi électorale.

S’agissant des autres réformes politiques nécessaires, 44,4 % se sont prononcés pour l’amendement de la loi sur les partis politiques, 38 % pour l’amendement de la Constitution et 36,5 % pour l’élaboration d’une nouvelle Constitution.

Par ailleurs, 75,5 % des participants considèrent que le système judiciaire, dans sa structure actuelle, ne garantit pas la justice.

Le chef de l’État a estimé que les résultats de la Consultation expliquent pourquoi elle a été la cible de 120 mille cyberattaques provenant de plusieurs pays. »Ils ont mené des milliers de tentatives pour faire avorter cette consultation parce qu’ils craignent la volonté des Tunisiens », a-t-il dit.

Et d’ajouter : « Ces résultats seront la base d’un large dialogue national avec les patriotes et les intègres. Tous ceux qui ont porté atteinte à l’État et au peuple ne sont pas concernés par le dialogue ».

Ce dialogue exclura ceux qui veulent diviser la population, ceux qui recourent à la violence et ceux qui pillent les richesses de l’État, a-t-il soutenu.

Le président Saïed est revenu sur la dissolution de l’Assemblée des représentants du peuple et les déclarations de certains politiques sur la nécessité, selon l’article 89 de la Constitution, d’organiser des élections législatives dans un délai de 90 jours. Il a, dans ce sens, affirmé que la date de cette échéance électorale a déjà été annoncée, en faisant référence à la feuille de route qui prévoit la tenue des législatives le 17 décembre 2022.

La Tunisie amorce, aujourd’hui, une nouvelle étape de son histoire (…) Notre souci c’est de défendre la paix sociale, l’unité et l’indépendance de l’État, a-t-il dit, critiquant la fixation faite sur la date des prochaines élections.

(…) Ils assumeront leurs responsabilités devant la justice. Et la justice doit se montrer à la hauteur du défi de l’étape et mettre un terme à l’impunité.

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