On nous propose, le temps de ce mois saint, du frais avec les très attendues saisons 2 des fictions «Ken ya makenech» et «Harga».

Comme pour chaque Ramadan, les chaînes de télévision tunisiennes et arabes publiques et privées sortent «l’artillerie lourde» et diversifient leurs programmes pour allécher le téléspectateur, qui a pris l’habitude de digérer son copieux Iftar devant le petit écran. Entre émissions culinaires, programmes religieux et feuilletons à caractère historique pendant la journée et autres plages publicitaires (rallongées cette année par la Haica pour les chaînes privées pour passer de 12 à 14 minutes) entrecoupées de sitcoms, caméras cachées (ou ce qui y ressemble) et fictions plus actuelles pendant le prime time, les chaînes de télé tentent de capter le maximum d’audience durant les deux premières heures qui suivent la rupture du jeûne avant l’ouverture des cafés et autres salons de thé qui, cette année grâce au répit permis par la Covid, vont pouvoir ouvrir jusqu’à des heures tardives.

La chaîne nationale 1 n’est pas en reste et—après des mois passés à réchauffer des restes côté fictions et à nous sortir, pour la énième fois, des programmes qui datent des années 90—, nous propose, le temps de ce mois saint, du frais avec les très attendues deuxièmes saisons des fictions qu’elle coproduit «Ken ya makenech» et «Harga, al dhiffa al okhra» (L’autre rive). Réalisé par Abdelhamid Bouchnaq, «Ken ya makenech» est une satire, au cadre spatio-temporel indéfini, aux personnages aussi frappés les uns que les autres et à la forme empruntée à la série française «Kaâmelott», qui vient titiller l’actualité sociopolitique du pays et au-delà. «Ken ya makenech», qui réunit différentes générations d’acteurs tunisiens, à l’instar de Fatma Ben Saïdane, Mongi El Ouni, Abdelhamid Gayes, Jamel Madani, Ramla Ayari, Saïf Omrane, Jihed Cherni, Chawki Bouglia, Aziz Jebali, Mhadheb Rmili, Hela Ayed et Yasmine Dimassi, accueille pour sa deuxième saison de nouvelles têtes, à l’instar de Nouredine Ben Ayed, Sawssen Maâlej, Moez Gdiri, Bilel Slatnia, Marwen Ariane et Nassim Ziadia. «Harga» (La traversée illégale), réalisé par Lassaâd Oueslati, traite de plusieurs sujets sociaux relatifs à la migration clandestine. Durant la première saison, la caméra fut braquée sur la souffrance des immigrés et des rescapés hébergés dans les centres d’accueil après une rude et dangereuse traversée de la mer et leur arrivée sur le territoire italien.

Dans l’idée d’encourager la production locale, la télé nationale 1 a décidé de ne pas programmer cette année de productions étrangères et de miser sur le made in Tunisia, en proposant (encore du réchauffé !), d’anciennes fictions tunisiennes, à savoir «Sayd al rim», «Ikhwa wa zmen», «Eddawama» et «Yawmiyet imraa».

Pour le volet religieux, la chaîne a produit 30 épisodes de récitation du Coran, ainsi qu’une nouvelle emission intitulée «Iqra», présentée par Mohamed Machfer.

Côté divertissement, on nous propose, chaque samedi, le programme «Layalina» diffusé en direct qui, durant 2 heures, accueillera différents invités de la scène artistique et culturelle tunisienne.

Le programme au ton nostalgique «Al Zaman Al jamil» nous fera remonter le temps en sortant des archives des émissions qui ont marqué les esprits.

Par ailleurs, la Nationale 1 a acheté les droits de diffusion de l’émission «Akher al kalam» présentée par le Tunisien Imed Dabbour avec comme chroniqueuse la grande Oumaima El Khalil. Ensemble, ils y accueilleront différents artistes tunisiens et arabes.

Bon Ramadan.

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