Abdelbasset Ghanmi, directeur général de l’Agence de promotion de l’investissement extérieur (Fipa)

« Plus de 90 entreprises britanniques, dont la plupart opèrent dans le domaine des industries de transformation, le tourisme et l’agriculture, ont choisi la Tunisie pour implémenter leurs projets. Nous estimons que le marché britannique est un marché très important pour la Tunisie. Toutes les entreprises implantées sur notre sol ont misé sur l’investissement en Tunisie. La Fipa œuvre pour se positionner en Grande-Bretagne à travers son bureau à Londres, afin d’attirer plus d’investissements. Les entreprises tunisiennes exportatrices ont souvent des problèmes de financement. D’où l’importance de la ligne de crédit mise à la disposition des entreprises tunisiennes par l’Ukef. Cette ligne de crédit est porteuse d’espoir pour les exportateurs tunisiens, surtout après le Brexit.

J’insiste sur l’intérêt que porte la partie britannique aux entreprises tunisiennes exportatrices vers la Grande-Bretagne, notamment dans le secteur de l’huile d’olive. Il y a des opportunités prometteuses à saisir par les entreprises tunisiennes opérant dans le secteur du textile. Il est très important pour nous d’attirer les investisseurs britanniques et les inciter à investir en Tunisie.

Helen Winterton, ambassadrice de Grande-Bretagne en Tunisie

«  L’Ukef met à la disposition des entreprises tunisiennes  pour financer leurs projets et incite le secteur privé et le gouvernement tunisien à saisir les opportunités d’investissement offertes par le Royaume-Uni. L’Agence de crédit à l’exportation du Royaume-Uni accorde des crédits aux entreprises tunisiennes qui peuvent acheter des produits du Royaume-Uni avec des conditions simples et profiter également d’une multitude de services. Plusieurs projets en Afrique sont réalisés aujourd’hui grâce aux financements accordés par l’Ukef, comme la construction des hôpitaux et des aéroports, outre l’amélioration de l’infrastructure. Il est à rappeler que l’Ukef a consacré 2,5 milliards de livres sterling pour financer des projets en Tunisie. Les entreprises peuvent bénéficier de ces crédits directs qui sont assurés par les banques locales. Ces financements ont pour objectif de créer de nouvelles opportunités d’investissement et d’épauler l’économie tunisienne. La durée de remboursement de ces crédits varie entre 10 et 18 ans si le projet en question s’articule autour des énergies renouvelables. Je citerais l’exemple de l’entreprise tunisienne basée à Kairouan, qui a bénéficié d’un crédit d’une valeur de 39 millions de dinars accordé par l’Ukef et qui a acheté des équipements auprès d’une entreprise britannique. Tous les détails relatifs à l’octroi desdits crédits sont disponibles sur la page facebook de l’Ukef. Les producteurs tunisiens, particulièrement les producteurs de l’huile d’olive peuvent exporter leurs produits vers le Royaume-Uni, là où l’huile peut être commercialisée sur le marché britannique.

Jed Mrabet, président de la Chambre de commerce tuniso-britannique

« L’Agence de crédit à l’exportation du Royaume-Uni a mis à la disposition des entreprises tunisiennes une ligne de financement d’une valeur de 10 milliards de dinars. La cellule économique, relevant de l’ambassade du Royaume-Uni, mettra une équipe à la disposition des entreprises tunisiennes, en collaboration avec la Chambre de commerce tuniso-britannique, qui œuvre aujourd’hui pour la levée des barrières entre les deux pays, notamment celles liées à la langue, à la culture et au visa. Les formalités de visa UK sont assez simples, notons que le Tunisien peut rapidement s’adapter avec la culture britannique. De même, la langue n’est plus un obstacle, vu la maîtrise des jeunes générations de la langue anglaise. Aujourd’hui, la Tunisie peut miser particulièrement sur les industries alimentaires, comme la production de l’huile d’olive et sur les énergies renouvelables. La Chambre œuvre pour informer les entreprises tunisiennes des opportunités  prometteuses d’investissement au Royaume-Uni, d’autant plus que la Tunisie est considérée comme le portail de l’Afrique ».

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