Les temps sont durs pour les enseignants suppléants qui sont excédés et qui se plaignent d’être dans le flou le plus total quant à leur avenir professionnel. Au nombre de cinq mille—selon les chiffres officiels du ministère de l’Education—ces derniers, qui n’ont pas de statut clair, exigent que leur situation soit régularisée et veulent être intégrés, afin de pouvoir percevoir régulièrement leurs salaires et bénéficier d’une couverture sociale. Reprochant la position attentiste du ministère de tutelle qui est restée sourd à leurs revendications, ils ont organisé une série de sit-in dans les régions, le mois dernier, et sont allés jusqu’à boycotter les cours pour faire entendre leur voix et réclamer leurs droits à une vie décente.

La Fédération générale de l’enseignement secondaire a pris part à une réunion qui s’est tenue le 11 avril dernier au ministère de l’Education au cours de laquelle elle a exposé, entre autres points soulevés,  le problème de l’absence de statut pour les enseignants suppléants qui les privent de leurs droits élémentaires, appelant à la nécessité de régulariser le plus rapidement possible leur situation professionnelle. Si le ministère a promis d’accélérer le versement des salaires pour les enseignants suppléants qui ne l’ont pas perçu, aucune promesse n’a été faite par contre quant à la régularisation de leur situation professionnelle.

«Hormis la question des salaires, cette réunion n’a débouché sur aucune promesse, ni aucune décision concernant la régularisation de la situation des enseignants suppléants qui enseignent sans avoir aucune garantie sur leur avenir. Ils ne savent pas toujours pas s’ils vont ou non être titularisés », note un membre de la Fédération générale de l’enseignement secondaire.  Si cette situation en stand-by continue à s’éterniser pour les enseignants suppléants, ces derniers n’hésiteront pas  à monter au créneau et à faire valoir toutes les formes légitimes de revendication pour obtenir leurs droits.

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