La décision de faire jouer les matches du play-off en présence du public est un bon coup à jouer. C’est même un tir croisé qui devrait sauver ce championnat altéré et fragile à tous les niveaux.

Le contraire, c’est-à-dire le huis clos, aurait été la balle qui abattrait définitivement notre championnat. Le ministre des Sports a bien vu cette fois-ci. Toutefois, jouer en présence du public n’est pas une chose aisée et sans risque. Au contraire, ce play-off avec un public nombreux présente tous les risques que l’on peut imaginer. Ça ne va pas être des matches ordinaires et ça ne va pas être un public exemplaire.

Le risque de  dérapage  est très élevé, mais, en même temps, le coût du huis clos sera beaucoup plus dur à endurer que celui de matches à public. Que l’on saisisse cela une fois pour toutes: un championnat (même sans grands joueurs et avec une faible rivalité) sans public, c’est un spectacle mort-né, c’est une pièce de théâtre ou n’importe quel spectacle (même de niveau moyen) sans public, c’est-à-dire un spectacle âpre,  pas attrayant. Le public est l’âme des stades. Ce sera l’occasion ou jamais de relancer ce championnat et de donner un coup de main à ces clubs qui tablent sur les recettes des matches. On ne peut pas gâcher cette occasion, même en présence de risque de violence. La balle est dans le camp, bien sûr, du public qui doit saisir cette main tendue. Et l’on sait tous qu’il y aura toujours des jeunes supporters surexcités, notamment du côté du CA et de l’EST, qui n’ont pas  envie d’un pacte de paix dans les stades.  Ces jeunes ne vont pas changer d’attitude du jour au lendemain et sur un seul match. C’est aussi aux forces de l’ordre de bien gérer le public, dans tous ses états d’âme. Appliquer la loi avec autorité pour préserver les installations et surtout le public lui-même est fondamental. Mais un peu de bon sens, un peu de souplesse et un peu de respect au public à l’entrée des stades restent aussi la clé afin que les matches réussissent. Le rôle des groupes des supporteurs dans l’encadrement des jeunes est certainement capital.

C’est un tout. Et peut-être bien que c’est la dernière occasion pour sortir de l’ornière et pour faire  de ce play-off 2022 le moment de rejaillir. On jouera très gros, on jouera   la survie de notre championnat. C’est à nous tous de réussir obligatoirement ce rendez-vous sacré.

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Charger plus par Rafik EL HERGUEM
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