Certes, Eduwo et Badrane sont les principaux responsables du dernier échec. Mais ils ne sont que la partie visible de l’iceberg.

En football, dominer n’est pas gagner. Les «Sang et Or» l’ont appris à leurs dépens en une semaine à l’occasion de leur double confrontation contre l’ES Sétif. Deux matches durant lesquels les «Sang et Or» ont dominé les débats en long et en large pour, au final, se faire éliminer suite à un but marqué à cause d’une erreur monumentale d’Abdelkader Badrane.

Jaïdi et Bousaïdi : aucune solution trouvée !
(crédit photo : © Mokhtar HMIMA)

Mais l’Algérien n’est pas l’unique responsable de l’élimination de l’équipe au stade des quarts de finale de la Ligue des champions. Avant que Badrane ne perde lamentablement la balle au profit de Ben Ayed au match retour, il faut remonter le temps une semaine plus tôt. Dans la soirée du vendredi 15 avril, Kingsley Eduwo a laissé filer une opportunité en or pour ouvrir le score et, par là même, permettre à l’équipe de prendre une belle option. On jouait la 27’ quand le Nigérian mena une action offensive, fit le plus difficile en dribblant les deux défenseurs axiaux, se trouva seul face au gardien adverse pour, au final, tirer lamentablement dans ses mains. Un ratage monstre qui allait coûter cher à l’équipe à l’aller comme au retour. Suite à l’action d’Eduwo, les Sétifiens ont redoublé de vigilance. Ils ont compris aussi que même si les Espérantistes pouvaient se montrer dangereux, les stopper demeurait possible. Il suffisait de jouer le bloc bas et fermer toutes les issues qui menaient à la cage de Khedaïria.

Le mérite de Ben Ayed et… Djabou… 

Personne ne peut enlever le mérite d’Abdelkader Badrane pour son abattage et son rôle sécurisant dans la défense. Personne ne peut douter non plus de ses qualités techniques intrinsèques. Mais vendredi dernier, l’Algérien a fait une erreur monumentale qui a coûté très cher à l’équipe. Il a perdu la balle au profit de Ben Ayed. Ce dernier a eu le mérite de rouler le défenseur espérantiste, avant de servir sur un plateau Djabou. Et l’attaquant de Sétif de poursuivre l’action de la plus belle des manières en prenant en porte-à-faux Ben Chérifia avant d’achever le travail. Dans l’action du but, le mérite de Ben Ayed et Djabou est indéniable. Badrane a sa grosse part de responsabilité sur ce but. Toutefois, il n’est pas le seul responsable étant que, derrière, la couverture n’a pas été assurée et Djabou s’est trouvé en roue libre.

Une ouverture du score survenue à la 22’. Les «Sang et Or» avaient suffisamment le temps de se rattraper. Mais comme à l’aller, ils se sont montrés inefficaces dans les 30 derniers mètres. A l’arrivée, des occasions ratées à la pelle et une élimination amère au stade des quarts de finale de la C1 africaine.

Quant à Radhi Jaïdi, il n’a jamais dit à son arrivée que l’Espérance a le potentiel humain pour prétendre au titre africain. Le coach «sang et or» a fait clairement savoir qu’un travail l’attend. Toutefois, sa gestion  des dernières 24 heures précédant le match retour, notamment sa déclaration « arrogante » lors de la conférence de presse, laissent à désirer.

En somme, la responsabilité de l’élimination en quarts de finale de la C1 africaine est collective. Il y a tant de choses à revoir, notamment au niveau des recrutements, mais aussi de l’encadrement des joueurs. Si l’EST veut reconquérir l’Afrique, il faudra investir davantage en recrutant des joueurs plus valeureux. Il faut aussi plus de rigueur dans la gestion du groupe  pour que l’équipe soit plus rigoureuse et capable de réussir dans les épreuves.

crédit photos : © Mokhtar HMIMA
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