Par chokri GHARBI
D’après les statistiques publiées par l’Agence de promotion de l’industrie et de l’innovation, de nouveaux projets innovants ont été créés ou en cours de création par de jeunes diplômés de l’enseignement supérieur. Ces projets font appel aux nouvelles technologies de l’information et de la communication et se caractérisent par leur haute valeur ajoutée. De tels projets n’étaient pas nombreux vingt ans plus tôt. C’est dire qu’une nouvelle génération de promoteurs a émergé et c’est tant mieux pour l’économie nationale. Formés à l’université tunisienne ou les instituts supérieurs de technologie, ces jeunes sont ambitieux et veulent propager leur savoir-faire et leur expérience partout dans le monde et ne pas se limiter au marché local. Cette nouvelle génération de promoteurs fait face, cependant, à des difficultés d’accès au financement dans la mesure où ils font face souvent à une réticence des banques quand il s’agit de financer un projet pourtant bien étudié et dont la rentabilité est prouvée.
Ces jeunes doivent disposer d’un minimum de fonds propres pour pouvoir contracter un crédit en vue de constituer un fonds de roulement destiné à l’acquisition des équipements de travail et au recrutement de la main-d’œuvre. Certes, les pouvoirs publics ont mobilisé une enveloppe dans le cadre de la Loi de finances 2018 et celle de 2019 en vue d’aider les futurs promoteurs à concrétiser leur projet. Mais les fonds mobilisés demeurent insuffisants, compte tenu du nombre sans cesse croissant de jeunes qui souhaitent monter leur projet innovant en bénéficiant de l’appui financier. Les nouveaux projets en question intéressent plusieurs secteurs dont celui des technologies de la communication et de l’information, de l’agroalimentaire, du textile-habillement et autres. Dans chacun de ces projets, une touche d’innovation est constatée.
Ces compétences dont certaines ont une expérience dans une entreprise locale ou étrangère sont en mesure de faire des prouesses, une fois leur projet devenu opérationnel. Mais encore faut-il trouver, dans les meilleurs délais, le soutien financier nécessaire qui fait souvent défaut. Parmi ces jeunes compétences, nombreuses se trouvent dans les régions intérieures qui souffrent encore d’un déséquilibre régional béant. Le temps est venu de revoir le modèle de développement en donnant à tous les jeunes leur chance de se lancer dans les affaires en bénéficiant de l’accompagnement et de l’assistance lors de la création de leur projet. Ces jeunes ont plein d’idées et des ambitions et n’attendent que ce soutien financier pour commencer à produire et exporter. Des campagnes itinérantes dans les régions intérieures devraient être régulièrement organisées en vue d’identifier ces compétences et les aider à monter leur projet pour lutter efficacement contre le chômage des diplômés du supérieur en constante augmentation d’une année à l’autre.

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