« Cette rencontre face au Burundi a été d’une grande importance avant les trois coups de la CAN. Nous avons défié une équipe bien en place et assez rodée, notamment sur le plan défensif.
Dans l’ensemble, je crois que chaque équipe a eu sa période au cours de ce match. Le Burundi a produit un jeu plaisant fait de contres rapides et de fluidité axiale. Notre défense a été d’ailleurs quelque peu déstabilisée par l’adversaire. En revanche, nous avons dominé les débats tout au long de la rencontre en créant pas mal de situations de but. Hormis les deux buts et le penalty raté, nous avons eu deux ou trois occasions nettes. Maintenant, il faut mettre fin à une certaine indigence offensive en se montrant lucide à l’approche de la zone de vérité.
Nous l’avons déjà constaté face à la Croatie. C’est vraiment préoccupant de rater des occasions nettes.
Offensivement parlant, nous avons de très bons éléments capables de faire mouche face à n’importe quelle équipe. En défense, l’arrière-garde a manqué de lucidité et de vélocité. Il faut rectifier le tir avant le coup d’envoi de la CAN.
Je trouve cependant que ce genre de rencontre est bénéfique pour notre sélection. En Afrique, le football est assez différent et très physique. Dans ce genre de joute, de haut niveau, l’entrée en lice est importante face au Mali. Maintenant, la préparation s’est déroulée dans de bonnes conditions. L’équipe nationale a de quoi nourrir des ambitions légitimes. Il faut garder la tête froide et ne pas s’enflammer. Personnellement, je reste optimiste et j’ai confiance en le groupe. La Tunisie figure parmi les favoris, mais la concurrence sera rude face au « must » des footballeurs continentaux. Le volet physique sera à mon sens déterminant pour aller le plus loin possible dans cette compétition. »

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