Même si l’accès au stade de Radès était à titre gracieux, on peut dire que la présence massive (plus de 50.000 spectateurs à l’occasion du match amical Tunisie-Burundi) avait beaucoup de sens. Il y a d’abord le fait que la sélection d’Alain Giresse suscite déjà la curiosité et permet le rêve grâce aux derniers résultats enregistrés. Et de surcroît, ce dernier match amical était une occasion pour souhaiter bonne chance à notre onze national qui s’envolera bientôt à destination du Caire pour participer à la CAN 2019 qui débutera le 21 courant.
Le public imposant était motivé avant-hier pour assister à ce dernier test pour s’assurer de la bonne santé affichée par l’équipe nationale qui a précédemment battu l’Irak (2-0) et surtout la Croatie, vice-championne du monde dans ses murs (2-1). Comme quoi, il n’y a pas meilleure façon de captiver la foule que les résultats positifs et les jolies performances.
Aussi bien les spectateurs que les téléspectateurs n’ont pas été déçus sur ce point puisque l’équipe nationale a gagné son troisième et dernier match amical face à un Burundi qui force le respect malgré le fait qu’il prendra part à la CAN d’Egypte pour la première fois de son histoire.
Pour un novice, on peut dire que la réplique donnée à la Tunisie était plus qu’honorable malgré sa défaite (1-2).
Ce test-match était le plus intéressant dans la mesure où il a concerné deux équipes africaines qui préparent leur CAN à quelques jours des trois coups.
Il l’était aussi en raison des bons résultats réussis par le Burundi qui ont abouti à sa qualification et au match nul réalisé dernièrement en amical face à l’Algérie (1-1).

Un test à deux temps
Du coup, on savait d’avance que ce dernier sparring-partner n’allait pas être facile à manier.
C’est d’ailleurs ce qui explique les difficultés rencontrées par nos attaquants avant de pouvoir déverrouiller la défense compacte du Burundi grâce au premier but de la rencontre réussi après 66 minutes de jeu grâce à Yassine Khénissi.
Pourtant, les assauts offensifs des nôtres étaient opérés en série par les entreprenants Youssef Msakni, Bassem Srarfi et Naïm Sliti.
En première période, l’adversaire avait caché littéralement son jeu et adopté une tactique prudente basée sur le bloc bas et le renvoi du ballon vers l’entrejeu sans manifester l’envie d’essayer quelque chose en attaque.
En conséquence, la domination de notre sélection était criarde mais sans le succès escompté. On s’était même permis de louper un penalty (44’) botté par Yassine Meriah après une jolie incursion du virevoltant Bassem Srarfi.

Défense hésitante quand même !
Mais dès la reprise, le match allait prendre un tout autre aspect avec plus d’audace du côté burundais dont les attaquants sont littéralement sortis de leur coquille et devenus très menaçants pour Farouk Ben Mustapha.
Ce fut surtout après le premier but de notre sélection auquel ils ont répondu après seulement dix minutes puisque leur meilleur attaquant, Cédric Amissé, va pouvoir battre Ben Mustapha sur un tir magnifique suite à une action offensive bien articulée collectivement.
Dans ce match, notre équipe nationale a évolué sans le rythme soutenu souhaité en première mi-temps. Et ce n’est qu’à la reprise que les choses se sont bien accélérées avec une bonne variation dans le jeu.
Mais il faut dire que c’est surtout grâce au talent individuel que la solution a été trouvée pour déstabiliser la défense burundaise et l’obliger à la faute. C’est ainsi que Naïm Sliti offrit la victoire à la Tunisie à quelques minutes de la fin de la rencontre grâce à une série de dribbles et un tir croisé qui fit mouche.
D’ailleurs, les prouesses de Srarfi, Msakni et Sliti seront certainement très redoutées par nos adversaires en Egypte. Sans négliger l’apport qui sera de taille des latéraux Aymen Ben Mohamed et Wajdi Kechrida dont la générosité dans le soutien offensif est impeccable.
Le seul hic est que la défense tunisienne continue encore de pécher par une hésitation parfois inquiétante. Surtout au niveau de l’anticipation inefficace à l’approche des seize mètres.
Dans l’ensemble, notre équipe nationale semble prête pour cette CAN. Elle aura aussi le temps de se perfectionner davantage au cours du premier tour dont une issue heureuse lui est logiquement promise.

Amor BACCAR

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