Par Manel Derbali

Le dépôt du bulletin numéro 3, la déclaration du patrimoine et d’impôts sont désormais les nouvelles conditions pour se présenter aux élections, et ce après l’adoption des articles additionnels proposés par le gouvernement amendant la loi électorale.

Un autre amendement assez controversé a été approuvé également ; celui de l’interdiction des patrons des médias et des associations ayant bénéficié du financement étranger durant les 12 derniers mois de se présenter aux élections, ce qui évincera systématiquement les personnes désirant se présenter et dont le profil colle avec ses exceptions.

Contrairement à la plénière du 13 juin, les amendements sur la loi électorale sont passé avec fluidité lors de la plénière d’aujourd’hui. Après avoir été rejetée la semaine dernière, l’instauration d’un seuil de 3% sur le calcul du quotient électoral et le nombre de sièges a été adoptée avec une majorité rassurante. De même, les ex- responsables du Rassemblement Constitutionnel Démocratique (RCD) ont désormais le droit de siéger ou de présider les bureaux de vote après avoir éliminé le paragraphe 5 de la loi électorale qui interdisait aux responsables du RCD d’  « être membres ou les présidents des bureaux de vote ».

Deux amendements qui prévoient la vacance des sièges des candidats ayant démissionné de leurs blocs parlementaires ou de l’alliance politique à laquelle ils appartiennent ont été rejetés. Cette initiative a pour but, d’après Mongi Harbaoui démissionnaire du bloc Nidaa Tounes qui l’a défendue, de maîtriser le nomadisme parlementaire et les flux migratoires d’un bloc parlementaire à un autre.

 

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