Par ses échecs, le CA apporte des leçons aux autres. Le mythe de la défense forte qui s’écroule : le Club Africain l’a appris à ses dépens.

La capacité du CA à s’écrouler sur la scène locale fait désormais partie de l’inconscient de notre sport-roi. C’est même devenu une marque de fabrique pour un club qui a enchaîné les fiascos, ces dernières années. Le CA s’est donc à nouveau pris les pieds dans le tapis et de manière spectaculaire cette fois-ci. De fil en aiguille, le CA s’est ainsi consumé, désintégré de manière irrationnelle alors que l’adversaire, loin d’être un foudre de guerre, a juste appuyé sur la détente pour que le CA tombe. C’est bien connu cependant, en football, autant qu’ailleurs, pour que le château de cartes s’écroule, il suffit d’en retirer une seule. Et cette carte s’appelait Ahmed Khélil, un joueur-repère dont la sortie a tout brouillé, la transmission, la liaison et l’équilibre global  du bloc clubiste. Aujourd’hui, après de longues périodes de vaches maigres, il se trouve qu’un terrible symbole colle à la peau du CA, cette faculté à se tirer des balles dans le pied quand on croit, à tort, que tout va un peu mieux. Voilà une tare dont le CA a du mal à se détacher, si ce n’est grâce au temps qui passe et à quelques succès renversants…contre l’USBG !  Actuellement, et ce n’est pas peu de le dire, le CA est devenu un exemple, celui à ne surtout pas reproduire ! Celui sur lequel on s’appuie désormais pour tenter d’éviter sa propre déroute. Samedi dernier, le match face au CSS nous a forcément appris une chose: le CA perd ses moyens en fin de match et peine à se réinventer à l’approche des dix dernières minutes. Il n’en fallait pas plus pour que l’imprévu claque par deux fois pour un CA qui a  relâché la vigilance (marquage de zone sur Chawat puis sur Karoui). Le CSS n’avait plus qu’à appuyer sur la détente ou c’est plutôt le CA qui donne le bâton pour se faire battre. Ce fut le cas pour des Clubistes qui ont forcément oublié ce fameux précepte : Ne pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué ! Oui, absolument, le CA, par ses échecs, apporte des leçons aux autres !  Le mythe de la défense forte qui s’écroule : le CA l’a appris à ses dépens.

Au bord de la rupture

La saison Clubiste a donc connu un nouvel épisode à Sfax, une mésaventure qui vient à nouveau noircir le tableau avec un Onze  retombé dans ses errements passés après une embellie passagère. Et au-delà de ce cinglant camouflet, cet échec souligne fatalement les carences d’une équipe qui pourrait avoir bien du mal à s’en relever rapidement. Aujourd’hui donc, le plateau technique a failli à sa mission de tracer les contours technique, émotionnel, collectif et psychologique de cette équipe pas comme les autres, souvent réduite à sa  figure de proue, Ahmed Khélil. On peut même s’avancer à dire que l’identité technique du CA est illisible et sa dimension mentale défaillante, sans oublier  certains « basiques » du jeu que l’on ne retrouve pas au CA depuis les premiers balbutiements de la saison jusqu’à samedi dernier. A Sfax, le CSS a peut-être à nouveau ruiné les espoirs clubistes de jouer la C1. Pourtant, le CSS ne s’est pas totalement montré supérieur dans la plupart des secteurs de jeu, particulièrement dans la construction où le CA a posé le pied sur le ballon. Mais au final, ce sont les choix de Montassar Louhichi qui ne sont pas payants. On retiendra aussi que, vers la fin, physiquement émoussé (après la débauche d’énergie du derby), le CA était  au bord de la rupture. Epilogue d’un après-midi amer pour les Clubistes. Et l’Etoile arrive après-demain…

crédit photo : © Imed Haddad
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