Face à la cacophonie qui caractérise le paysage médiatique national actuel faisant en sorte que le public ne sait plus si le produit journalistique qu’on lui sert quotidiennement répond aux normes convenues de la profession ou si la scène médiatique est livrée au bon vouloir des professionnels de la désinformation, à la propagation à outrance de fausses informations et de rumeurs et aussi à la manipulation des lecteurs ou des spectateurs, l’on est en droit de nous interroger à qui profite cette inflation quotidienne de fausses informations, de démentis dont les auteurs ont oublié leur fonction essentielle d’informateurs pour se transformer non en chargés de communication mais en rédacteurs de démentis et, enfin, ce sentiment général éprouvé par plusieurs Tunisiens considérant que l’information nationale a bel et bien échoué dans sa quête de s’adapter et d’accompagner la transition démocratique que vit le pays.

On se pose la question et on n’attend pas, faut-il avoir le courage de le reconnaître, d’obtenir la réponse requise ni de la part des autorités, ni des partis de l’opposition, ni du côté des partis qui soutiennent le Président Kaïs Saïed ou des organisations et des associations de la société civile.

Pour la simple raison que toutes ces parties trouvent leur compte dans la perpétuation de la situation actuelle et  que, contrairement à ce qu’elles prétendent et répètent à qui veut les entendre, la situation médiatique qui prévaut, à l’heure actuelle, au niveau de la presse écrite, audiovisuelle ou sur les réseaux sociaux où foisonnent les journalistes-citoyens, sert les intérêts de tous les protagonistes s’activant sur la scène politique et civile, n’engage effectivement la responsabilité de personne, et c’est le plus important, ouvre la voie libre et large à l’impunité dans la mesure où les lois en vigueur ne permettent pas de sanctionner les contrevenants à la mesure de leurs infractions.

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