Rien ne semble pouvoir entraver la marche du leader «sang et or». Même pas une piètre prestation ou une belle réplique de l’adversaire. Incompréhensible!

Déjà quatre points séparent le leader «sang et or» de son poursuivant immédiat, l’USMonastirienne, au terme de la quatrième journée du play-off. Ce qui veut dire que l’Espérance n’est nullement prête à marchander l’octroi du titre avec n’importe lequel de ses rivaux.

En témoigne d’ailleurs sa dernière victoire acquise, avant-hier à Radès, aux dépens de l’Etoile Sportive du Sahel. Une victoire qui vient affirmer l’avidité de l’Espérance et son incontestable suprématie précédemment annoncée par le biais de ses deux succès réalisés devant le CSS (2-1) et l’USM (1-0). Le comble, c’est que l’Espérance arrive toujours à s’imposer ou à se tirer d’affaire même en cas de piètres prestations comme ce fut le cas face au CA (0-0) ou même l’ESS qu’ elle est parvenue à battre (1-0) malgré une petite forme. Du coup, l’on se demande à quand la première défaite, surtout après avoir donné la réplique à tous les postulants potentiels à la consécration finale ? Personne ne fait le poids jusque-là même si, mathématiquement, rien n’est encore joué.

L’ESS méritait mieux

Dans sa dernière sortie, l’équipe de Bab Souika a sérieusement été devancée au niveau de l’initiative et même de la monopolisation du ballon par une Etoile qui a laissé de très bonnes impressions malgré sa défaite.

L’ESS compte plusieurs étrangers dans ses rangs, mais cela ne l’empêche guère de puiser dans son centre de formation pour lancer de jeunes talents promus à une belle carrière, tels que les doués Mohamed Dhaoui, Mohamed Kechiche, Baligh Jemmali, Mootaz Zaddem, Oussama Abid et tant d’autres. Ce qui veut dire que le recours aux joueurs étrangers et la formation peuvent aller de pair et donner les meilleures formules au niveau de la constitution d’une équipe compétitive.

Mais ce qui manquait à l’ESS avant-hier c’était l’expérience et le réalisme qui étaient plutôt du bord de l’Espérance.

De plus, le but précoce survenu à la 12’ sur une bourde monumentale de l’axial étoilé, Abderrazek Bouazra, suite à une incisive incursion du Nigérian Iwala, a assené un sérieux coup au moral et à l’harmonie des visiteurs qui ont mis du temps pour retrouver leurs sensations en deuxième mi-temps.

De son côté, l’Espérance a affiché une petite forme et un rendement amorphe. Elle était loin de son niveau habituel. Bougrine, Ben Romdhane, Chetti, Fedaâ, El Houni et surtout Eduwo sont loin du niveau compétitif souhaité. Ce fut en quelque sorte un «remake» de la piètre prestation précédente face au CA. Cela revient à un manque de fraîcheur physique criard et au changement devenu fréquent des tactiques adoptées par Radhi Jaïdi (3-5-2, 4-4-3…). On ne sait plus vraiment sur quel pied danser! Pourtant, il y a peu de temps, l’Espérance ne laissait aucune miette à ses adversaires au niveau de la transition et de la construction du jeu offensif.En dépit de tout cela, le leader «sang et or» se porte nettement mieux que tous ses émules qui sont à court de régularité et de constance dans leur poursuite dans la course au titre. A ce propos, on peut d’ores et déjà avancer qu’en cas de victoire de l’Espérance à Monastir dans un mois environ, le titre du championnat serait une nouvelle fois aux couleurs «sang et or».

crédit photo : © Mokhtar HMIMA
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