Après le beau succès sur le CA qui les a remis sur les bons rails et à leur place de postulants légitimes pour la bataille pour le titre, les «Noir et Blanc» seront, face à l’USM, devant l’obligation de confirmer ce retour tonitruant dans le play-off…

Deux mois ont suffi au coach Nabil Kouki pour remettre les pendules à l’heure au CSS et éviter à ce prestigieux club de passer à la trappe sous le poids insoutenable de problèmes financiers insolubles qui ont engendré des sanctions multiples de la Fifa avec interdiction de recrutement et la menace qui pèse encore d’enlever 9 points au classement en cas de non-paiement d’amendes avant la fin de ce mois. Réussir ce qu’a entrepris Nabil Kouki en un temps record, dans un tel contexte défavorable, remettre le moral à neuf et une machine grippée en marche, est un vrai exploit. Son mérite est d’avoir su composer avec les moyens du bord et de construire, avec un effectif réduit et de joueurs dont le mental était loin d’être au beau fixe avant sa venue, un groupe homogène, solidaire qui a rangé ses soucis financiers au placard et un bloc équipe sur le terrain capable de traiter d’égal à égal avec les ténors de ce play-off.

Le CSS a même réussi à poser un tas de problèmes et à vaincre haut la main comme ce fut le cas contre le CA de Montasser Louhichi qui s’attendait à tout sauf à ce raz de marée sfaxien qui l’a mis à genoux et lui a fait essuyer l’un de ces mauvais calvaires qui ne s’oublient pas facilement.

Vent favorable et gros moyens

Faouzi Benzarti et l’USM sont donc bien avertis du danger qui pèse sur eux avec ce CSS new-look qui a le vent en poupe. Surtout que jouer à l’extérieur n’est pas un handicap pour les «Noir et Blanc». C’est même un avantage pour une équipe qui réussit bien la transition rapide défense-attaque et qui ne badine pas sur les opportunités de marquer sur contres avec plus d’un joueur qui a le sens et le flair du but. Le «vieux lion» Faouzi Benzarti réfléchira cette fois sans doute deux fois avant d’opter pour sa stratégie de prédilection qu’est le pressing haut. Il y a d’abord deux très bons latéraux, Ghaith Mâaroufi et Houssem Dagdoug, qui montent en permanence et qui donnent un plus énorme en solutions devant. Mais aussi le quatuor de choc du milieu, Chadi Hammami-Naby Camara-Walid Karoui-Aymen Harzi, éléments très doués, très efficaces dans la récupération et redoutablement habiles dans le travail d’approche de la zone de vérité adverse. Sans compter la paire d’attaque, Firas Chaouat-Ismail Diakité, retrouvant enfin sa verve, et qui est très active et bien en jambes. Le CSS a donc tous les atouts et les gros moyens pour faire une nouvelle sensation et rentrer de Monastir avec un nouveau succès plus que probant.

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