« Des négociations entre toutes les parties prenantes de la filière laitière sont désormais indispensables pour identifier des solutions aux problèmes du secteur et assurer sa pérennité », a déclaré mardi à Tunis, le président de la Chambre nationale des collecteurs de lait, Hamada El Iffi.

Le responsable qui s’adressait à des journalistes, lors d’une conférence de presse, tenue au siège de l’UTICA, estime que la filière est en crise et que cette crise était prévisible depuis plusieurs mois.

« Les prix des aliments pour animaux sont de plus en plus chers, ce qui a contraint de nombreux éleveurs à vendre leurs bétail aux plus bas prix », a-t-il dit.

Le président de la chambre syndicale des industriels du lait et dérivés, Boubaker Mehri, a souligné, de son côté, l’impératif de préserver le pouvoir d’achat du citoyen et la stabilité des prix.

Ceci semble de plus en plus difficile, d’après lui, avec la hausse insensée du prix du carburant (16,8%), des emballages ( 10,4 %) et du coût de la main-d’œuvre (11,3 %).

Bien que la filière de production et de transformation soit en place depuis 30 ans pour assurer l’autosuffisance nationale, elle revêt de moins en moins d’intérêt de la part des autorités, ce qui a conduit à sa détérioration, selon Mehri.

De son côté, le membre du Bureau exécutif de l’UTAP, Naceur Amdouni, a indiqué que les prix des intrants dans la filière laitière ont été révisé à la hausse neuf fois, depuis avril 2021, ce qui réduit la marge bénéficiaire des opérateurs du secteur.

Il a appelé ainsi, à revoir à la hausse le prix de lait à la production pour encourager les éleveurs à garder leurs cheptels, relevant que les professionnels de cette activité souffrent du manque d’encadrement et de soutien et qu’il est nécessaire de contrôler davantage les circuits de distribution.

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