L’important ce n’est pas la chute, mais l’atterrissage.   

Si ce matin comme les dernières matinées, le réveil doit piquer pour les Clubistes, corrigés par le CSS au Mhiri, et peut-être contraints de dire au revoir au titre, l’heure n’est pas encore à l’abattement, puisqu’il reste encore quelques matchs à disputer pour décrocher à terme  une place d’accessit. Comment donc les Clubistes vont-ils relever la tête après la désillusion de Sfax ?

Il y a encore quelques semaines, on se demandait bien ce qui pouvait arrêter cette équipe clubiste qui a brillamment  achevé la phase 1 du championnat en tête de groupe devant l’USM et l’ESS. Sauf que là, les Clubistes étaient plus solides derrière, plus entreprenants au milieu et plus efficaces devant, même s’ils ne se contentent que du minimum syndical.

Aujourd’hui donc, il va falloir beaucoup de courage au CA pour se relever et repartir malgré tout. A commencer par sortir le grand jeu face à une ESS quelque peu logée à la même enseigne et tout aussi redevable. Frapper un grand coup contre un concurrent traditionnel et se reprendre : le CA sait pertinemment qu’il a grillé tous ses jokers et qu’il doit maintenant « mettre ses tripes sur la table » et puiser dans son réservoir pour enfin décoller.

Comment se relever ?

Comment se remettre à l’endroit ? Là, au-delà de toute approche tactique, le CA doit allier tranchant et détermination. Du cœur à l’ouvrage et de la persévérance aussi, un Classico, tout comme un derby, ne se joue pas mais se gagne, comme lors du choc face au CSS où les locaux n’étaient guère supérieurs sur tous les plans mais friands et affamés comme jamais. Bref, maintenant, l’urgence est de se relever d’une déroute qui fera date. Mais comment ? Pas si simple, car si la question mérite d’être posée, les réponses ne sont pas si évidentes. Il est cependant quasi-impossible de se réfugier derrière un quelconque turnover.

A l’exception de Kassab qui doit garder le banc, faute de mieux (manque de profondeur du banc oblige), on reprendrait les mêmes, quoique des éléments tels que Sabo et Amri mériteraient plus d’attention. Avec les Hassen, Bedoui, Skander Lâabidi, Abderarzek, Ghandri, Khélil, Azouni, Chiheb Lâabidi, Zouheir Dhaouadi pour ne citer que ceux-là, le CA dispose tout de même de joueurs qui jouent régulièrement et qui doivent donc soigner un peu plus leurs automatismes et leur complicité  sur le terrain. Certes, Louhichi (forcément sur des charbons ardents) pourrait procéder à quelques changements, mais globalement, l’heure n’est plus aux bouleversements et aux approches nouvelles.

Cet après-midi, Louhichi sait plus que quiconque qu’il faudra des actes sur le terrain, une victoire et pourquoi pas un match référence pour que le désamour grandissant avec les fans ne vire pas à la rupture…

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