• La reprise du pèlerinage juif signe celle du tourisme à Djerba
Tortueuse et multicolore, séduisante et ensorceleuse, l’île de Djerba a repris de belles couleurs hier en accueillant les visiteurs et fidèles du pèlerinage juif de la Ghriba. C’est que cette «Polynésie» méditerranéenne, cernée par une kyrielle de plages de sable fin et d’hôtels de standing, s’offrait hier à de milliers de visiteurs étrangers à pareille occasion.

Le coup d’envoi du pèlerinage juif de la Ghriba à Djerba) a été donnée hier en présence de la Cheffe du gouvernement, Mme Najla Bouden, du président de l’association de la Ghirba, Pérez Trabelsi, du Grand Rabbin de Tunisie, Haim Bittane et du ministre du Tourisme, Mohamed Moez Belhassine, du gouverneur de Médenine ainsi que de plusieurs ambassadeurs et autres hautes personnalités.

Prenant la parole, le président de l’association de la Ghirba, Pérez Trabelsi, a tenu à remercier le Président de la République, la Cheffe du gouvernement et le ministre du Tourisme et de l’Artisanat pour leurs efforts visant à assurer le succès du déroulement de cette manifestation religieuse juive dans de bonnes conditions et dans la sécurité.

La Cheffe du gouvernement, qui est revenue sur le passé du vivre-ensemble des différentes communautés, juive, musulmane et chrétienne, a souligné que Djerba demeure un creuset de civilisations et une terre de paix et de tolérance pour tous d’où émane un message d’amour et de paix.   

Après deux années d’interruption à cause de la pandémie, la reprise de cette procession religieuse juive, a attiré quelque trois mille fidèles depuis le début de la semaine venues des quatre coins du monde.

Une forte affluence

La petite île, qui enregistre une affluence importante cette année, a vu converger des milliers de pèlerins à la Ghriba, sous un très important dispositif sécuritaire.

Organisé chaque année au 33e jour de la Pâque juive, le pèlerinage de la Ghriba est au cœur des traditions des Juifs tunisiens, une communauté qui ne compte plus que quelque 1.200 âmes.

Alors qu’à la synagogue des pèlerins priaient, d’autres déposaient dans une cavité avec vigilance des œufs sur lesquels ils ont écrit leurs vœux.  D’autres fidèles chantaient, allumant des cierges, faisaient bénir fruits secs et boukha (l’alcool de figue local) alors que le patio central de l’Oukala s’est transformé en marché à ciel ouvert en pleine effervescence au milieu des chants des concerts entrecoupés par des ventes aux enchères d’une réplique de la Menara.

La cérémonie d’hier a par ailleurs été marquée par le rituel de la procession de la Menara en présence d’un grand public.

crédit photo : © Abdelfattah BELAÏD
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