Le CA fait peine à voir

Stade Hamadi Agrebi de Radès. Play-off – 5e journée. CA-ESS (0-1). But de Yassine Amri (81’). Temps chaud. Public nombreux. Pelouse en bon état. Arbitrage : Sadok Selmi assisté de Jamel Dorai et Ramzi Herech. Quatrième arbitre : Walid Jeridi. Commissaire du match : Yassine Harrouche. Arbitre VAR : Mehrez Melki. Assistant VAR : Amine Barkallah. Avertissement : Chiheb Laabidi.

CA : Seifeddine Charfi, Rami Bedoui, Taoufik Chrifi, Ghazi Abderrazek, Nabil Laamara (Zouheir Dhaouadi), Aziz Guesmi (Khalil Kassab), Nader Ghandri, Amadou Sabo (Chiheb Laabidi), Larry Azouni, Hamdi Lâabidi (Youssef Snana), Yassine Chamakhi (Edem Garreb)

ESS : Ali Jmal, Abderrazek Bouazra, Houcine Ben Ayada, Mohamed Amine Kechiche, Baligh Jammeli, Youssef Laouafi, Jacques Mbé (Iheb Msakni), Oussama Abid, Moatez Zaddem (Raki El Aouani), Yassine Amri, Vinny Bongonga (Dhaoui).

Avec une grosse marge de retard sur le dauphin usémiste, le CA savait pertinemment que seule la victoire face à l’Etoile lui permettrait de défendre jusqu’au bout ses chances pour décrocher à terme une place d’accessit. Au pied du podium, car désavantagés par rapport au CSS (qui a justement cartonné le CA lors de la 4e ronde), les Clubistes devaient donc se ressaisir contre un adversaire lui aussi à la traîne (à la relance derrière le CA) et forcément en session de rattrapage. Bilan famélique oblige donc pour les deux concurrents, le match d’hier ne pouvait être que quasi-décisif pour l’avenir continental des deux clubs, dans un environnement également électrique vu les prestations en deçà proposées jusque-là. Ainsi, dans son fief volcanique de Radès, hier, le CA avait pour mission de sauver la mise et même les meubles, afin d’atténuer les effets de la sanction infligée par le CSS quelques jours auparavant (4e journée), mais aussi soigner son «goal difference» et rompre avec cette réputation de «gagne-petit». Quant à l’Etoile, au-delà du classement préoccupant pour un prétendant (lui aussi corrigé par l’USM dans son bastion de l’Olympico lors de la 3e ronde), viser un coup d’éclat à Radès face au CA ne pouvait que galvaniser une équipe quelque peu à la recherche d’une source de motivation depuis sa démonstration de force face à l’USBG. Voilà pour l’avant-match et les positions de deux clubs qui, jusque-là, n’ont pu tenir ce rythme d’un match tous les trois jours. Place maintenant au déroulé du classico avec ses temps forts, ses tournants et son implacable vérité. D’entrée de jeu, côté CA, l’on note les absences de Zouheir Dhaouadi, de l’axial Skander Lâabidi et d’Ahmed Khélil, le manœuvrier du jeu, celui qui combine transition et retour au charbon au cœur du dispositif clubiste. Aussi, Seif Charfi a relevé Moez Hassen, l’Algérien Nabil Laamara est titulaire, au même titre que son compatriote, le jeune défenseur Taoufik Cherifi qui signe sa première titularisation de la saison, Aziz Guesmi revient, Sabo est enfin aligné d’entrée et Ghandri retrouve son poste de sentinelle. En face, outre Iheb Msakni, maintenu sur le banc, Dhaoui et El Aouani sont gardés en réserve (par rapport au match contre l’EST), alors que Boughattas était hors-liste (toujours en rapport avec le choc de la 4e ronde où ce dernier était titulaire). 13’, pas de «top-actions» dignes de ce nom mais un jeu débridé et ouvert de part et d’autre entre deux Onze qui jouent l’attaque sans relâche et ça promet ! 24’, Aziz Guesmi emballe le couloir droit mais le bloc étoilé est bien en place. 20’, Charfi s’interpose suite à un tir de Bongonga. 22’ le but chauffe et l’ESS aurait pu faire la différence suite à un heading de Zaddem. Suite au rush de Moataz Zaddem, le cuir franchit d’un «iota» la ligne mais le but est refusé (VAR à l’appui pourtant). A défaut de VAR, on aurait dû recourir au «goal line technologie», utilisé en Premier League. On entame les 5 dernières minutes du premier half. 41’, le CA s’en remet au jeune Taoufik Chrifi qui passe en revue toute la défense étoilée mais personne n’est à la réception. 42’, Ben Ayada adresse un centre-tir et Charfi détourne. Fin du premier half avec un CA qui piétine et une Etoile qui domine légèrement. De retour des vestiaires, 55’, Chamakhi aurait pu débloquer le résultat, en vain. 64’, Chamakhi s’écroule dans la surface, Sadok Selmi décrète un penalty puis se rétracte après le «VAR check». Physiquement prêt et omniprésent sur le terrain, Sadok Selmi, le meilleur arbitre du pays, maîtrise jusque-là le match d’une main fer dans un gant de velours.  Le tournant du match intervient vers la 80’. Suite à une incursion sur le couloir droit, Amri trompe Charfi. Aucune réaction clubiste par la suite. Un jeu brouillon, aucun plan de réaction et un CA qui paie cash les errements d’un coach incapable de le mener à bon port. C’est mérité en passant pour des Etoilés conquérants.

crédit photo : © Mokhtar HMIMA
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