Battu dans les grandes largeurs, le CA a promené sa nonchalance et a erré comme une âme en peine.

Le pré- bilan du CA est à des années-lumière des ambitions du début de saison. Et au-delà des résultats, le CA est inopérant face aux grands, même s’il a fait illusion contre le tenant. Le CSS hier et l’ESS aujourd’hui, les Clubistes ont manqué de tout face à des concurrents supérieurs et dominateurs, à l’image de cette superbe Etoile qui n’a pas eu à beaucoup à se dépenser pour fissurer le bloc clubiste et gagner. Ecœuré par une Etoile flamboyante, le CA a livré une pâle copie qui ne contraste guère avec sa sortie de Sfax. Les classico  se suivent et se ressemblent pour des Clubistes qui subissent deux coups d’arrêt successifs sans apporter le moindre frisson à des fans qui ont bu le calice jusqu’à la lie. Rien ne change donc pour un onze tourmenté, malmené et finalement sanctionné par des Etoilés méthodiques et soigneux. Cette fois-ci, Montassar Louhichi s’est pourtant montré audacieux en alignant d’entrée Seïf Charfi, Taoufik Cherifi, Nabil Laamara, Aziz Guesmi et autre Amadou Sabo. Mais rien n’y fit cependant. Sans proposer un récital, l’Etoile a eu gain de cause avec autorité et maîtrise.

Quand le CA se liquéfie

Le CA n’y arrive décidément plus ou pas du tout ! Une équipe au jeu précipité et stéréotypé a de nouveau été torpillée, alors que l’on pensait à tort que ce CA-là pouvait tenir la distance. Une nouvelle semaine de cauchemar donc pour Montassar Louhichi, démis de ses fonctions, ainsi tout le plateau technique d’ailleurs. Le CA qui s’écroule face à un concurrent, c’est comme un air de déjà vu, et il est temps maintenant de secouer le cocotier afin de laver l’affront, sauver l’honneur ou appelez ça comme vous voulez ! Battu dans les grandes largeurs par l’ESS mercredi, le CA a encore chuté dans un choc où il était attendu au tournant. Pourtant solides derrière lors de la phase 1 du championnat (statistiques à l’appui), le CA a par la suite proposé une défense passoire qui s’est consumée dans les couloirs du temps, symbolique du mal clubiste cette saison. Coup de mou et coup dur ont ainsi sonné le glas des chances clubistes d’accrocher une place d’accessit, cette saison, même si rien n’est encore figé, ni écrit dans le marbre. Face à l’Etoile, le coup de massue aura été fatal pour Louhichi et peut-être pour certains parmi ces cadres, inodores et incolores. Des joueurs qui ont promené leur nonchalance et leur indolence via une désespérance absolue même. Aujourd’hui, au CA, les doutes s’accumulent pour un onze inoffensif, et à des années-lumière de sa réputation d’équipe de choc qui rasait tout sur son passage il y a quelques décades. Bref, la tempête offensive qui ravageait tout sur son passage est devenue une brise sans danger.

crédit photo : © Mokhtar HMIMA
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