La mise à exécution de ce programme s’inscrit dans le cadre du partenariat public-privé, avec pour objectif de répondre aux besoins du marché du travail en compétences professionnelles hautement qualifiées.

Le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle vient d’annoncer, hier à Tunis, le lancement officiel du programme « Takween », un mécanisme d’appui à l’insertion des diplômés d’ici à 2026, faisant suite au programme Formation et intégration professionnelle en Tunisie (Pfipt), conduit, sous sa tutelle, par la Coopération suisse de 2012 à 2021. Une sorte de formation complémentaire à la carte et plus poussée dans des spécialités les plus sollicitées. Sa mise à exécution devrait, ainsi, s’inscrire dans le cadre du partenariat public-privé, avec pour objectif de répondre aux besoins du marché du travail en compétences professionnelles hautement qualifiées.

Cinq secteurs en priorité

L’on commence, a priori, par une liste de cinq secteurs d’activité comprenant l’industrie, l’agriculture, les services, le tourisme et l’artisanat. Mais, ces derniers ont-ils le privilège d’être à forte employabilité ? Cela dépend, à vrai dire, des offres d’emploi que recèlent ces secteurs, mais aussi de la qualité de la formation fournie à cet effet et les prérequis dont disposent les postulants. Le gage d’innovation pédagogique se présente, alors, comme une valeur ajoutée qui compte dans les opérations d’embauche et les concours de recrutement. Une chose est sûre, « Takween » semble à la portée de tout diplômé de formation ou de l’enseignement supérieur. En tout cas, il s’agit d’une formation orientée, pratique et de courte durée dont le cursus est sanctionné par un certificat reconnu, ainsi explique Hamda Zaremdini, chef de projet, initié par swiss contact-Tunisie, sous l’égide du ministère de tutelle.

« On vise des profils bien identifiés et mieux adaptés aux attentes du marché », a-t-il encore précisé. Selon lui, l’idéal est d’améliorer l’employabilité des jeunes diplômés. Et particulièrement ceux dont les spécialités ne leur permettent pas une certaine accessibilité au marché de l’emploi.

Plus de 11 mille diplômés bénéficiaires

Validation d’acquis d’expérience ou reconversion professionnelle, le ministère concourt à faciliter l’intégration professionnelle. D’ailleurs, il y a dix ans ou presque qu’il œuvre à relever ce défi, mettant à profit son potentiel matériel et humain en toute synergie avec les recommandations de ses partenaires privés. Dans son allocution d’ouverture, le ministre de tutelle, Nasreddine Nsibi, a beaucoup insisté sur l’apport de partenariat public-privé dans le développement de la formation. Il s’engage, volontiers, à faire de ce programme « Takween » un vrai projet national. Son engagement s’explique par le fait que la formation professionnelle n’est pas de pointe, dans la mesure où son dispositif ne peut, en aucun cas, former des compétences quasiment adéquates aux besoins des entreprises. Et dans une démarche évolutive, on est, plus que jamais, appelé à conformer l’offre professionnelle à la demande économique. Pour ce faire, la coopération avec nos partenaires privés s’avère plus que nécessaire. « Justement, ce programme est de nature à fédérer les capacités de tous les acteurs concernés et s’ouvrir sur des expériences réussies », fait-il valoir, soulignant l’impact sur les diplômés en difficulté d’insertion.

A noter que ce programme « Takween » bénéficiera à plus de 11 mille jeunes demandeurs d’emploi et fournira également 60 postes de formation additionnels dans dix secteurs économiques.

De plus, il y a tendance à renforcer les capacités pédagogiques de 470 cadres formateurs, à même de contribuer au développement  des acquis des unités sectorielles et régionales de soutien et de formation. Dans l’optique de concrétiser ce projet, une série de conventions ont été signées entre des fédérations professionnelles et des centres de formation sectoriels.

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