En pays assoiffé d’Emna Belhaj Yahia remporte le Comar d’Or en français. Tandis qu’Al Asswya de Mohamed Fattoumi et La Cobanta de Abdejelil Dayekhi raflent ex aequo le Comar d’OR en arabe.

La cérémonie de remise des prix de la vingtième sixième édition des prix littéraires Comar s’est déroulée, hier en présence de Mme Hayet Ketat Guermazi, ministre des Affaires culturelles. Une belle brochette de romanciers, de critiques, d’artistes, de créateurs et de passionnés de culture ont assisté à cette fête du roman. Le Théâtre Municipal, plein comme un œuf, a vibré au son des mélodies jouées par l’Orchestre symphonique de Carthage sous la baguette du maestro Hafedh Makni.

La cuvée de cette année a été trés bonne avec 48 roman en langue arabe et 17 en français.

Le «Comar d’or», conçu comme une véritable manifestation culturelle où le livre est célébré d’une autre manière où on utilise tous les moyens pour sa promotion, ne se limite pas au seul fait de décerner des prix, mais on organise des tables  rondes où l’on réunit des spécialistes, des critiques,  les médias, des lauréats, le public et les membres du jury pour débattre et faire le bilan de l’évolution du livre.

Dans les librairies, on met les bandes sur les romans primés, on décore les vitrines avec des affichettes, on accroche des banderoles pour annoncer l’événement, faire connaître l’œuvre et  son auteur car un roman, c’est quand même une bonne partie de celui qui l’écrit.

Pourquoi le roman ? Parce que dans la littérature, le roman est le mode d’écriture le plus complet : il y a de la poésie, le rêve, l’action, l’histoire, une tranche de vie. Quand on lit un roman, on partage la vie de quelqu’un. Certes, il faut rappeler que l’amour et la passion du roman ont  été à l’origine de cette manifestation, qui a pu, au fil des sessions, contribuer un tant soit peu à l’évolution du roman en Tunisie.

Mais la cérémonie de  remise des prix reste un moment majestueux avec son gala. Et comme il fallait faire un choix à chaque édition, certains parmi les auteurs en lice ont été primés, d’autres, sans pour autant baisser les bras, continueront à affûter leurs plumes et à accoucher de bons récits, en espérant un jour être sur le podium…

Pour cette année, le palmarès des  romanciers primés est le suivant :

Comar d’or 2022

En pays assoiffé d’Emna Belhaj Yahia

Ex aequo

Al Asswya de Mohamed Fattoumi (arabe)

La Cobanta de Abdejelil Dayekhi (arabe)

Prix spécial du jury 2022

Nasrimé, d’Istanbul à Tunis de Melika Golcem Belgacem (français)

Moukaab Robik de Salma Elyengui (arabe)

Prix découverte 2022

La Battante de Lamine Kallel (français)

Le Carnaval des trois singes de Walid Ahmed Ferchichi (arabe)

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