Nabil Kouki et sa bande ont bien réagi devant l’Etoile  avec une victoire courte mais méritée et reviennent à la charge pour la conquête de la seconde place.

On s’attendait à ce que les «Noir et Blanc» de Nabil Kouki fassent une belle réaction et ne ratent pas le match de la dernière chance pour rester dans la course en vue d’une 2e place qualificative pour la Ligue des Champions africaine. Même si l’adversaire était une Étoile au top moralement après deux succès successifs et qui n’était pas prête à s’arrêter en si bon chemin et à céder le moindre point. La mission des Sfaxiens n’était pas facile, vu le nombre d’absents sur la feuille de match, leur place et leur poids dans le dispositif et le schéma tactique de Nabil Kouki : Alâa Ghram, la pierre angulaire de la défense qui fait un beau tandem d’arrières centraux avec Safraoui, Chadi Hammami,  le poumon de l’entrejeu et Firas Chaouat qui n’était pas présent après son brillant match face au CA.  De quoi décourager les entraîneurs les plus confiants tellement il n’était pas aisé de pallier de pareilles absences de taille surtout qu’il n’ya pas une grande variété et une grosse  marge de manœuvre pour trouver les bonnes solutions de rechange.

Changements fructueux bien que forcés

Mais à chaque chose,  malheur est bon. Nabil Kouki a été obligé de recomposer son entrejeu et de modifier sa formule d’attaque et cela n’a pas empêché son système innové de bien fonctionner  et de donner le résultat escompté. Ainsi,on a pu découvrir un bon demi sentinelle, Faress Néji,  même s’il n’a pas été exceptionnel dans ce poste de liaison clé. Et surtout on a été surpris par le gros potentiel technique, les qualités de joueur de percussion et de dernière passe décisive de l’Irakien Ali qui a fait du beau travail comme régisseur créateur et qui a donné des solutions aux joueurs qui se trouvaient en pointe de l’attaque. Dans cette formation chambardée plus par obligation que par conviction, Nabil Kouki a été à l’écoute de ceux qui lui conseillaient de faire avancer Aymen Harzi d’un cran comme deuxième pointe en phase offensive et cela a marché comme sur des roulettes. Le flair de but de ce joueur a été payant quand, recevant un ballon bien dévié de la tête par Walid Karoui suite à un superbe et long renversement  d’un Issam Dagdoug très entreprenant sur le plan offensif, il met un ballon croisé très astucieux à ras de terre et dans un angle hors de portée du portier étoilé Ali Jemal. Ce but d’avance va, cette fois, cela avoir son pesant d’or puisque les protégés de Nabil Kouki vont le défendre avec acharnement, avec intelligence, avec un sang froid et surtout avec un système resté équilibré et compact jusqu’à la toute dernière minute. Il n’était pas question de revivre la même désillusion et de connaître la même douche froide  du temps additionnel que celle contre l’Espérance. Le premier à vouloir se racheter de cette déception contre les «Sang et Or» dont il se sentait un peu responsable était le gardien Aymen Dahmen. Deux arrêts spectaculaires en fin de match (quand l’ESS a mis toutes ses forces dans la bataille pour tenter d’égaliser) ont permis à son équipe de signer la victoire la plus importante de ce play-off tant elle a fait revenir le CSS de très loin et lui a donné une grande bouffée d’oxygène au moment opportun. Avec plus de trois semaines pour souffler, Nabil Kouki ne peut que voir l’avenir en rose.  Avec deux matches à Sfax contre l’USBG et l’USM,  un seul loin des bases contre le CA à Radès, un avantage dans les deux confrontations directes avec l’ESS en cas d’égalité au classement final, une 2e ou 3e place qualificative pour une compétition africaine ne pourrait pas logiquement lui échapper.

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