Au cours d’un entretien téléphonique qui a eu lieu hier matin avec le directeur des rédactions à Snipe-La Presse, le Président de la République, Kaïs Saïed, a présenté ses sincères condoléances à La Presse de Tunisie et aux membres de la famille du défunt. «C’était un grand journaliste, une belle plume et un grand critique littéraire et culturel», a souligné le Chef de l’Etat qui a indiqué que Borhène Ben Miled «était aussi un ami de longue date qui savait en tant que critique avancer ses réserves avec beaucoup de tact et d’humilité sans pour autant verser dans l’offense ou écorcher vif les auteurs».

Le Chef de l’État, qui est revenu sur le parcours de ce rédacteur en chef qui a fait partie de la toute première génération de la tunisification de La Presse de Tunisie, a énuméré ses hauts faits, soulignant qu’il était tellement dense et riche qu’il serait difficile d’en énumérer les faits saillants.

Le Président de la République a mis en exergue  son éducation, sa grande culture,  son altruisme, sa bonté, son courage et  son patriotisme qui ne lui pemettaient pas d’agir autrement que selon ce que lui commandaient ces valeurs intrinsèques qu’il véhiculait depuis sa prime jeunesse. Chantre du patriotisme, il aspirait, selon Saïed, à «la liberté, à la dignité et semait à tout vent la graine de l’espoir et nourrissait  l’esprit de la résistance et la foi en sa cause, en toutes circonstances et épreuves».

Pour lui, ce grand journaliste était un homme humble qui n’aimait pas trop le bavardage. Grâce à la force de sa plume et à la magnificence de ses écrits, chacune de ses chroniques provoquait l’émerveillement.

Le président a demandé au directeur des rédactions de transmettre ses condoléances et l’expression de sa compassion à la famille du défunt ainsi qu’à la famille élargie de Snipe-La Presse et Assahafa, ainsi qu’à tous les journalistes tunisiens pour cette perte incommensurable pour le secteur et pour le pays.

L’entretien a permis de passer en revue les pages glorieuses de La Presse et de se remémorer son rôle en tant que média dépositaire d’un legs historique qui représente un pan de l’histoire du pays. Kaïs Saïed a de ce fait indiqué avoir lu la Une de la première édition de ce journal paru en 1936 et en a même rappelé les grands titres.

Il a recommandé de numériser les archives de La Presse qui représente la somme des courants culturels, économiques, politiques et syndicaux en Tunisie et a salué la contribution des plumes libres qui ont fait la gloire de ce journal. Saïed a indiqué qu’il est au courant des difficultés financières par lesquelles passent cette entreprise nationale ainsi que les autres institutions médiatiques tunisiennes de la presse écrite dont Dar Assabah, une autre école du journalisme dans le pays, et a affirmé qu’il accorde un intérêt particulier aux médias tunisiens dans cette phase délicate de l’histoire du pays mettant en avant leur rôle combien important  pour la liberté d’expression et la démocratie et affirmant sa disposition à les soutenir. 

La rédaction de La Presse salue le geste du Président de la République et son hommage à un journaliste charismatique, à la démarche indépendante et à la personnalité singulière. Un homme qui avait des qualités exceptionnelles dans tous les domaines : un patriote dévoué, un homme consciencieux dans son travail, passionné et qui était d’un niveau culturel très élevé. Borhène Ben Miled était un homme jovial, courtois, serviable et social, il savait créer une atmosphère conviviale, propice au travail en équipe. Il prenait la vie du bon côté et la banalisait souvent. Il aura marqué son époque et plusieurs générations de journalistes. Il part mais laisse un précieux héritage fait de sacrifices et de dévouement pendant de longues années, faisant de lui un symbole de patriotisme et de professionnalisme. Merci Monsieur le Président.

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