Un ultimatum de 15 jours a été donné aux autorités de tutelle avant l’entrée dans une série de mouvements de protestation, notamment devant le siège de la direction générale. En cause, des revendications qui n’ont jamais été satisfaites
En dépit des efforts consentis en matière de lutte contre la contrebande et de protection des frontières et malgré les recettes douanières qui ne cessent d’augmenter, avoisinant les 8 MDT pour l’année 2018, les unités de la douane tunisienne se sentent aujourd’hui lésées suite aux atermoiements des autorités de tutelle et le renvoi aux calendes grecques de leurs revendications. Le communiqué publié récemment par le bureau du syndicat unifié des agents de la douane suite à la réunion tenue les 15 et 16 juin à Hammamet est venu confirmer la grogne qui règne dans les rangs de nos douaniers.

En effet, un ultimatum de 15 jours a été donné au ministère des Finances et à la direction générale de la douane pour l’exécution des multiples accords signés depuis 2016 avant l’entrée dans une série de mouvements de protestations, selon les déclarations du secrétaire général dudit syndicat, Nizar Belhoul. «On n’ira pas jusqu’à observer une grève puisque le règlement nous l’interdit, mais on se réunira après ce délai pour fixer les différentes formes de protestation», souligne-t-il.

Le représentant de la partie syndicale explique qu’il faudra tenir compte de la pénibilité de la tâche des agents de la douane et, de ce fait, classer la fonction dans les catégories actives, ce qui impose un départ à la retraite à 57 ans. L’autorité de tutelle tente de marginaliser ce corps en refusant l’application de plusieurs accords signés en mars 2017 concernant la promotion spéciale pour les héros de la douane qui ont contribué à la victoire de Ben Guerdane contre les terroristes, et en 2016 relatif à la profonde réforme structurelle, la modernisation de la douane et la mise en œuvre des principes de la bonne gouvernance, selon le communiqué publié par la partie syndicale suite à la réunion de Hammamet.

Parmi les autres revendications, il est question de la hausse des primes de risque et de désert, la révision du taux de majoration des heures supplémentaires. Des revendications qui ne datent pas d’aujourd’hui mais qui n’ont jamais été satisfaites, ce qui explique le ras-le-bol des douaniers.

Toujours pas de réactions de la part de la direction générale ni du ministère des Finances, nous informe Nizar Belhoul. 

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