Lors de la deuxième journée du Master international film festival- Yasmine – Hammamet, dimanche 5 juin 2022, c’est le légendaire long métrage de Youssef Chahine, « Le Destin », qui a été projeté en présence de son héroïne, la star égyptienne et invitée d’honneur de ce festival, Leïla Alaoui.  

Une star, au répertoire riche et varié, qui a collaboré avec de nombreux et les plus grands parmi les metteurs en scène égyptiens, dont Yousri Nasrallah (« L’eau, les légumes et le bon visage »), Mohamed Khan (« Sorti sans retour »), Hassine Kamel (« ô pays, oh »), Rafat El-Mihi (« Ya dounia ya gharami, Touffaha »), Chérif Arfa (« Souris, la photo n’en sera que plus belle »), Saâd El-Hindaoui (« Arc-en-Ciel»), etc.

Alors que le film « Le Destin » (« Al-Massir »), de Youssef Chahine, est l’un de ses repères dans son parcours cinématographique.

L’occasion pour l’hôte du Miff-Yasmine Hammamet de rencontrer son public dans les ruelles de la Médina-Méditerranéenne, en compagnie du réalisateur et producteur, directeur général et fondateur de ce festival, Mokhtar Laâjimi.

Une tournée durant laquelle Leïla Alaoui a appris davantage sur l’organisation de cette grande manifestation cinématographique qui se tient du 4 au 11 juin 2022, et échangé longuement des propos avec les visiteurs de Médina Yasmine-Hammamet qui l’ont agréablement accueillie et ovationnée, sous les youyous des femmes présentes. Des retrouvailles qui lui rappellent sa première visite en Tunisie. 

Lors de cette tournée, Leïla Alaoui et Mokhtar Laâjimi ont échangé leurs multiples souvenirs avec les films du grand réalisateur feu Youssef Chahine durant leur visite à l’exposition organisée sur la filmographie du disparu, en collaboration avec le  Centre national du cinéma et de l’image (Cnci). 

Leïla Alaoui, s’étant longuement attardée devant l’affiche du film «Al Massir» («Le Destin»), son film fétiche, a exprimé tout l’honneur qui lui est revenu d’avoir participé à cette œuvre artistique aux profondes significations dans son contenu et qui se distingue fortement par son esthétique, tout en notant que les deux films de Youssef Chahine «Al-Ikhtyar» («Le choix») et « Al-Ousfour » (« L’oiseau») restent d’importantes réalisations dans son parcours.

D’autre part, l’artiste égyptienne a été profondément touchée, en parcourant les multiples photos exposées, par la disparition d’un certain nombre de ses collègues artistes, à l’instar des photos de Ahmed Zaki ou de Ezzet El-Alaïly, faisant l’éloge de la manière avec laquelle cette rétrospective photographique a été réalisée qui reflète la réalité et la qualité de cette école cinématographique et met en valeur la place qu’elle occupe dans le cinéma arabe et international. 

Ce qui n’est pas étranger à ceux qui veillent sur le 7e Art en Tunisie et à son public passionné de cinéma et bien cultivé à ce niveau-là.

Et lors de sa rencontre avec les médias nationaux et étrangers, après la projection du film «Al-Massir», Leïla Alaoui a mis en exergue la qualité de l’organisation de cette première session du Miff-Yasmine-Hammamet, rappelant certains aspects de sa carrière et ses choix artistiques, dont elle se sent toujours fière et profondément honorée.

Elle a insisté, à ce propos, sur ses choix sélectifs, et qu’elle cherche toujours le renouveau dans ses rôles et un cinéma ciblé artistiquement et humainement, refusant de présenter un travail artistique qui n’ajoute rien à sa carrière.

Car, pour Leïla Alaoui, le cinéma est un outil artistique distrayant, mais poussant en même temps à la réflexion et au changement.

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