Le festival du cinéma méditerranéen en Tunisie « Manarat » est un festival basé sur l’échange, le partage et les rencontres. Et c’est lors d’une conférence de presse qui s’est tenue avant-hier au siège de la Biat, parrain du festival, que Dora Bouchoucha, directrice du festival, Chiraz Latiri, directrice générale du Cnci et leurs partenaires ont présenté le programme de cette deuxième édition qui vient affiner encore plus une première édition forte d’un succès auprès des professionnels et du public cinéphile.
Le but principal de ce festival est de faire réfléchir le spectateur, à travers des œuvres de fiction et des documentaires même si ce ne sont pas des exclusivités. Des projections gratuites sur les plages en plein été, rendant la magie du cinéma accessible à tous sur 9 plages du nord au sud du littoral tunisien : La Marsa, Kheïreddine, Hammam-Lif, Korba, Bizerte, Gabès, Monastir, Sfax et Djerba sont un des axes les plus importants de ‘‘Manarat’’.
« Le succès de ces séances balnéaires l’année dernière nous a poussé à étendre notre champ d’action, cette année à une dizaine de plages du nord au sud du pays. Explique Dorra Bouchoucha, directrice de ‘‘Manarat’’, Nous présenterons des films qui, s’ils ne sont pas inédits, n’ont cependant pas tous été montrés en Tunisie, des films de grande qualité qui font réfléchir autant qu’ils divertissent venus d’Albanie, de Chypre, d’Espagne ou de Turquie sans compter ceux de la rive sud de la Méditerranée. L’humain est au cœur de notre programmation et le public va vibrer, j’en suis sûre, au rythme des récits, il va rire, pleurer, s’émouvoir face à l’écran. Nous croyons au pouvoir positif des images, à cette possibilité de voir notre humeur, nos sentiments, notre conscience, transformés par un film» conclut-elle.
‘‘Manarat’’ est aussi une compétition avec une dizaine de films «A Shelter Among the Clouds » de Robert Budina, Albanie; « Pause » de Tonia Mishiali, Chypre ; « Petra » de Jaime Rosales, Espagne ;  « L’Enkas » de Sarah Marx, France ; « Pity » de Babis Makridis, Grèce ; « À l’improviste » de Ciro D’Emilio, Italie ;  « The Swing » de Cyril Aris, Liban ; « La Guérisseuse » de Mohamed Zineddaine, Maroc ; « Regarde-moi » de Nejib Belkadhi, Tunisie; « The Announcement » de Mahmut Fazil Coskun, Turquie. Un jury composé de 5 membres : l’écrivain et journaliste algérien Kamel Daoud, l’actrice égyptienne Salwa Aly, le scénariste et réalisateur français Michel Leclerc, l’actrice tunisienne Souhir Ben Amara et l’actrice et productrice turque Damla Sönmez décernera, à la fin du festival le MANAR d’OR du meilleur film ainsi qu’un prix d’interprétation.
D’autres films hors compétition entre fictions documentaires sont programmés d’une vingtaine de pays des deux rives, un hommage à l’actualité du cinéma égyptien et italien, des séances spéciales, cinéma engagé-cinéma social et un panorama du cinéma méditerranéen.
En plus des projections des films, seront programmés des séances spéciales, des discussions avec des réalisateurs et/ou acteurs, des ateliers avec plusieurs réalisateurs, scénaristes et acteurs, des tables rondes et des signatures de livres. Outre la mise à disposition de cet espace professionnel du cinéma, Manarat a permis la création d’une commission des instituts cinématographiques arabes ( Afic Arab film institute commission), composé de 7 pays, Tunisie, Maroc, Algérie, Palestine, Egypte, Liban et Jordanie. Cette commission a donné naissance à une nouvelle initiative professionnelle en 2019, the Arab film platform, la plateforme du film arabe.

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