• Me Brahim Bouderbala est affirmatif: «Je suis le seul et unique représentant légal de l’Ordre national des avocats de Tunisie»
• Mes Saïda Akremi, Samir Dilou, Raouf Ayadi et Najem Gharsalli adressent une mise en demeure au bâtonnier pour l’avertir qu’il n’a plus le droit, à compter du 6 juillet prochain, de prendre la moindre décision relative au barreau

• Le bâtonnier confirme: «Les assemblées générale, ordinaire et élective du barreau auront lieu, comme déjà annoncé, les 10 et 11 septembre prochain»

Le Conseil de l’ordre des avocats ou, pour simplifier les choses, le barreau, s’apprête-t-il à vivre, dans les prochains jours, à l’instar de l’Union tunisienne de l’agriculture et de la pêche (Utap), une révolution de palais ou une scission au bout desquelles le bâtonnier actuel, Me Brahim Bouderbala, sera dégagé de ses fonctions et l’assemblée générale élective qu’il a désignée pour le 11 septembre prochain se tiendra, comme le veut le règlement intérieur du barreau, au cours de la première moitié de juillet prochain ?

En plus clair, les avocats frondeurs, ayant à leur tête Mes Abderraouf Ayadi, Mohamed Najem Gharsalli, Samir Dilou, Saïda Akremi et Oula Ben Nejma, auront-ils gain de cause en obligeant le bâtonnier Me Brahim Bouderbala à revenir sur sa  décision relative au report des assemblées générale et ordinaire prévues pour la fin de ce mois ?

Me Bouderbala a, en effet, rappelons-le, décidé que les deux A.G. citées plus haut se tiendront les 10 et 11 septembre 2022, c’est-à-dire que les avocats auront à élire leur nouveau bâtonnier (qui remplacera impérativement Me Bouderbala qui n’a pas droit à un nouveau mandat à la tête du barreau selon le statut du barreau) une fois que le référendum du 25 juillet 2022 aura livré son verdict.

Autrement dit, ceux parmi les avocats, en premier lieu ceux appartenant aux sections régionales du conseil ayant déjà dénoncé la décision de Me Bouderbala de participer au Dialogue national au nom du barreau seraient — si les décisions de Bouderbala n’étaient pas annulées — dans l’incapacité de faire triompher leur position de boycotter le Dialogue national qu’ils considèrent comme une pure formalité aux conclusions déjà prêtes.

«Je suis le patron et je tiens à le rappeler»

Mais comment Me Bouderbala réagit-il aux critiques qui lui sont adressées, plus particulièrement à la mise en demeure des avocats contestataires lui indiquant qu’il n’avait plus le droit de prendre, après le 6 juillet prochain, jour de l’expiration officielle, de son mandat à la tête du Conseil de l’ordre, aucune décision relative à la gestion de l’Ordre et aussi à la gestion de la Caisse de prévoyance et de retraite des avocats ?

Me Bouderbala est tranchant dans sa réponse : «En ma qualité de président de l’Ordre des avocats, je suis son seul et unique représentant. Je suis le seul apte à formuler la position officielle du corps des avocats dans les questions d’ordre sectoriel et national».

Donc, si l’on saisit les significations de la mise au point du bâtonnier, l’on devrait comprendre que Me Bouderbala est déterminé à aller de l’avant dans l’exécution de l’échéancier annoncé en vue de la tenue, les 10 et 11 septembre prochain, de l’assemblée générale ordinaire et l’assemblée générale élective du Conseil.

Et Me Bouderbala de préciser que ses décisions sont conformes aux dispositions de l’article 51 du décret-loi en date de 2011 réglementant la profession d’avocat.

L’article en question stipule, comme le rappelle Me Bouderbala, ce qui suit : «A la fin de chaque année judiciaire, le bâtonnier ou à défaut le secrétaire général fixe la date de la tenue de l’assemblée générale ordinaire et convoque tous les avocats en exercice».

Quant à la tenue d’une assemblée générale élective, on ne sait pas quelles sont les dispositions prévues pour sa tenue.

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