AVEC l’avènement de la saison des moissons qui était célébrée, jusqu’à une époque récente, comme une fête populaire et un moment de joie partagé, on s’est trouvé, malheureusement, dans l’obligation de faire part de notre préoccupation et de notre peur de voir ces instants de bonheur bafoués, voire transformés en  moments de détresse, par la faute de ceux qui ont pris l’habitude de gâcher impunément nos périodes de répit, à travers la série d’incendies rituels qui ciblent, dans la quasi-majorité des régions de l’intérieur, les surfaces de production de céréales, en premier lieu le blé et l’orge.     

Et les agriculteurs et  producteurs de céréales de voir leurs sacrifices consentis tout au long d’une année de labeur et d’abnégation partir en fumée et aussi d’assister dans l’impuissance totale à cette catastrophe qui les atteint dans leur dignité en voyant leur terre brûler sans qu’ils ne puissent, rien face à ces malfrats et rabat-joie qui font fi de toutes les lois et de toutes les morales.

Les autorités publiques, au niveau du ministère de l’Agriculture, des commissariats régionaux à l’agriculture, de l’Office des céréales, de l’armée nationale et de la Protection civile ont beau se mobiliser à chaque moisson et mettre au point les stratégies les plus intelligentes et les plans les plus audacieux pour arrêter ces pyromanes avant qu’ils n’agissent, le phénomène va, malheureusement, en augmentant de jour en jour. Et les auteurs de profiter de l’impunité dans laquelle ils agissent dans la mesure où jusqu’ici les enquêtes diligentées depuis la multiplication des incendies ces dernières années n’ont abouti à rien de tangible.

Pour la saison actuelle, un effort spécial est exigé de tous, qui permettra à nos agriculteurs et producteurs de vivre une moisson sans incendie et de faire en sorte que la récolte céréalière que l’on dit prometteuse cette année soit préservée.

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