Avec un meilleur classement Fifa et un effectif plus jeune, la Tunisie a, de surcroît, remporté le dernier duel contre l’Australie qui remonte à 17 ans. Les espoirs sont permis et, sur un match, tout est possible.

Les Socceroos, surnom du seul représentant de l’Océanie affilié à la zone asiatique (AFC) , viennent de  composter leur billet, après deux barrages face aux Emirats Arabes Unis et la loterie des tirs au but face au Pérou. 42e au classement mondial Fifa, les Socceroos se classent derrière les Aigles de Carthage, 35e. S’il y a trois points à prendre pour la Tunisie, c’est bien contre cet adversaire sensiblement de même valeur et qui n’est pas un inconnu au bataillon. En 2005, lors de la Coupe des Confédérations, la Tunisie, emmenée par Francileudo Silva dos Santos, avait dompté l’Australie (2-0). Mais en 1997, la Tunisie s’est inclinée dans un match amical à Tunis contre l’Australie (3-0). A noter la participation de l’emblématique Mark Viduka, dans ces deux matchs et buteur à l’occasion. Cet attaquant de feu se classe derrière le meilleur buteur de la sélection australienne de football, l’ex-gloire d’Everton, Tim Cahill, et, ses 50 buts, également 2e joueur le plus capé de l’histoire de sa sélection. Ce sont, à ce jour, les deux seules rencontres disputées entre les deux protagonistes qui vont croiser le fer lors de la 2e journée de la Coupe du monde 2022 au Qatar. C’est une victoire dans chaque camp au final, même si celle de la Tunisie a eu lieu dans une partie officielle. L’espoir d’une 3e victoire dans un Mondial de football pour les protégés de Jalel Kadri est réel. Mais cet adversaire, qui se qualifie régulièrement dans un mondial de football, a l’étoffe pour déjouer les pronostics et partir d’égal à égal avec la Tunisie.

Mondial 2006, l’épopée australienne

Après avoir manqué de peu le Mondial France 1998, perdant à la différence de buts particulière face à l’Iran et celle en Allemagne de l’Ouest en 1974, la 2e participation en 2006 constitue le plus grand exploit de l’Australie dans une Coupe du monde. L’Australie, qui participera à sa 6e Coupe du Monde à l’instar de la Tunisie, a été éliminée 4 fois dès le 1er tour, mais a pu se qualifier aux huitièmes de finale  en 2006, après une élimination face au futur vainqueur de l’épreuve, l’Italie. C’est la meilleure participation au Mondial pour les Australiens, qui ont damé le pion aux Japonais (3-1), avec 3 buts dans les 5 dernières minutes et fait match nul (2-2) face à la Croatie avant de tomber face aux Brésiliens (2-0). Une belle épopée que les supporters des « Jaune et Vert » ne sont pas près d’oublier. De son côté, la Tunisie a une pression supplémentaire puisqu’elle doit cravacher pour franchir le 1er tour pour la première fois de son histoire. Focus sur l’Australie maintenant : le football australien est une véritable passion vécue comme le rugby, malgré une domination incontestable des Wallabies dans le sport au pays d’OZ : « Entré au panthéon des Socceroos, la carrière de Tim Cahill l’a consacré comme la légende du ballon rond australien. Pour certains, loin devant Mark Viduka et Harry Kewell, il aura indiscutablement fait beaucoup pour le football de son pays », lit-on sur football-the-story.com. Même si on ne retrouve plus de grandes stars dans l’équipe australienne comme Cahill, célèbre pour son but tout en beauté contre les Pays-Bas lors de la Coupe du monde 2014, nous sommes là en présence d’une génération assez expérimentée  avec 27,5 ans de moyenne d’âge. Le cru de 2022 a de l’ambition à revendre, à commencer par le gardien de but remplaçant, Andrew Redmayne, qui s’est illustré en qualifiant les siens aux penalties.

Qui sont les socceroos de 2022 ?

De nombreux joueurs évoluent en Allemagne ou y ont passé une période. Le milieu défensif Jackson Irvine du FC Sankt-Pauli en D2 allemande, Ajdin Hrustic à l’Eintracht Francfort ou l’ailier droit Mathew Leckie de retour en Australie après une pige au Hertha Berlin en font partie et seront à surveiller de très près. D’autres jouent en Asie à l’instar de Mitchell Duke, pensionnaire du club japonais Fagiano Okayama, Aaron Mooy de Shanghai-Port FC en Chine et Martin Boyle d’Al Faisaly saoudien sont aussi compétitifs. Petite particularité, Joël King, arrière gauche, évolue au club danois Odense BK, tout comme l’avant-centre buteur Issam Jebali. Mais près de la moitié des joueurs de l’équipe nationale australienne foulent les pelouses de leurs terres au FC Sydney, Melbourne City ou encore Adelaïde City. L’effectif australien, qui comporte 35 joueurs d’une valeur marchande globale de 50,38 millions d’euros est plus important que celui de la Tunisie dont les 24 joueurs du groupe actuellement sélectionné sont valorisés à 38,85 millions d’euros où des cadres comme Skhiri et Khazri devraient faire leur retour en sélection, une fois leur saison relancée. La dernière défaite de l’Australie remonte au 29 mars dernier contre l’Arabie saoudite (1-0) après une défaite chez elle contre le Japon (0-2). Mais toutes ces données auront moins d’importance le jour du match où chaque équipe jouera crânement sa chance. Rendez-vous le 26 novembre 2022 à Al Wakrah pour ce duel intercontinental.

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