crédit photo : © Mokhtar HMIMA
Après la très significative victoire au derby, l’Espérance est replacée sur orbite sous la férule du revenant Nabil Maâloul.

Dans un derby très disputé, l’Espérance est parvenue à avoir le dernier mot face au Club Africain en dépit du fait qu’elle était désavantagée numériquement depuis la 30’ après l’expulsion de Abdelkader Badrane.

Jouer à dix contre onze pendant une heure dans un duel décisif est une situation loin d’être enviable et, de plus, lourde de conséquences néfastes pour toutes les équipes.

Mais la force de caractère de l’Espérance et sa grande détermination à glaner les trois points de la victoire ont fait la différence.

De surcroît, le nombreux public «sang et or», venu soutenir son équipe du cœur, était là pour jouer pleinement son rôle consistant à booster les joueurs sans relâche, à les inciter à redoubler d’effort et à se surpasser. C’est pourquoi l’expulsion de Badrane, l’une des pièces maîtresses de l’Espérance, n’a, à aucun moment, été ressentie. C’est que ni les joueurs du CA ni leur coach Adel Sellimi n’ont pu en tirer profit. Au contraire, après cette lourde sanction doublée d’un penalty, c’est l’Espérance qui a réussi à dominer en continuant à tenir les rênes du match sans la moindre baisse de régime.

En témoignent les deux buts marqués, après le carton rouge, par Coulibaly (44’) et El Houni (93’). Là, on peut d’ores et déjà parler du métier et du savoir-faire de Nabil Maâloul qui a amplement réussi son retour à l’Espérance en aidant son équipe à afficher un bien meilleur visage après le limogeage de Radhi Jaïdi. Et du coup, le choc psychologique a été atteint devant le «frère-ennemi» de toujours et dans une situation compliquée.

De Badrane à Tougay

La bourde monumentale de l’Algérien Badrane a failli coûter un titre à l’Espérance. D’ailleurs, elle n’est pas la première du genre, puisque en se prenant pour Kroll ou Beckenbauer, Badrane avait fait la même chose devant l’ESSétif pour provoquer l’amère élimination en Ligue des champions (heureusement que le contrat de ce joueur arrive à son terme dans quelques jours !).

Mais contrairement à son compatriote, Mohamed Amine Tougay a été incontestablement l’homme du derby en étant au four et au moulin.

En plus du but qu’il a signé dès la 20’ sur un beau coup-franc tiré par le Marocain Saber Bougrine, Tougay a été impérial aussi bien en défense qu’au niveau du soutien dans les actions offensives.

Dans ce match-clé, Nabil Maâloul a démontré que sa culture du football (particulièrement africain et arabe) est beaucoup plus grande que celle de son prédécesseur Radhi Jaïdi, dont le passage à l’Espérance s’est avéré un vrai fiasco tant pour la carte de visite de ce dernier que pour les «Sang et Or».

Maâloul a eu le mérite d’aligner une formation très percutante grâce à des joueurs chevronnés, au style direct comme Anice Badri, Hamdou El Houni, Mohamed Ali Ben Hamouda et surtout le stratège patenté Saber Bougrine.

Et quand on a un milieu de terrain comptant un talent de la trempe de Mohamed Ali Ben Romdhane et un pivot  joker comme Fusseini Coulibaly, en plus de la pléiade précitée, le résultat positif ne peut qu’être acquis même dans des situations délicates.

Désormais, l’Espérance avec Nabil Maâloul est placée sur orbite. Mais il lui reste encore une autre rude épreuve à franchir ce jeudi devant l’ESS à Sousse avant de se tirer d’affaire et s’approcher au maximum de son sixième titre d’affilée.

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