La troisième révolution énergétique est celle combinée des énergies renouvelables, du digital et des réseaux intelligents. L’usine du futur s’appuie également sur l’essor de la robotique, c’est-à-dire des appareils qui peuvent travailler, sur terre ou au fond de la mer, de façon autonome. Ils sont particulièrement utiles pour effectuer des inspections de routine sur des sites d’exploitation isolés.

La sixième édition du salon international du pétrole, du gaz et des énergies renouvelables Petroafrica 2022: un rendez-vous incontournable pour les professionnels du pétrole et du gaz. Il offre un espace dynamique privilégié de rencontres, d’échanges, de coopération et de partenariat.

Cet événement majeur tenu récemment à Tunis,  qui a accueilli plus de 120 exposants venus des pays d’Afrique, d’Asie et d’Europe, vise le développement et la promotion de ce secteur stratégique, la recherche de sources de financement des grands projets, et la création d’une plateforme de rencontres et d’échanges réunissant les différents acteurs publics et privés, experts, décideurs politiques et investisseurs venus des quatre coins du monde.

Les professionnels ont pu débattre, durant quatre jours,  les questions relatives à la transformation numérique de l’industrie énergétique, l’état actuel de l’industrie pétrolière et gazière et ses perspectives d’avenir, ainsi que l’impact des énergies renouvelables.

Pour la Tunisie, cet évènement  lui permettra de renforcer sa dynamique d’innovation dans ce secteur et de saisir les opportunités offertes pour construire des partenariats gagnant-gagnant.  Notre pays, à l’instar de tous les pays, est confronté à la plus grande transformation des temps modernes. Le gouvernement actuel  s’est lancé dans la continuité de la politique énergétique, à savoir mettre en avant la transformation énergétique et faire cap sur l’hydrogène vert.

Petroafrica : petrodigital

La troisième révolution énergétique est celle combinée des énergies renouvelables, du digital et des réseaux intelligents. L’usine du futur s’appuie également sur l’essor de la robotique, c’est-à-dire des appareils qui peuvent travailler, sur terre ou au fond de la mer, de façon autonome. Ils sont particulièrement utiles pour effectuer des inspections de routine sur des sites d’exploitation isolés.

Les drones commencent à être largement utilisés. Dans l’exploration pétrolière, ils font de l’imagerie 3D qui permet aux géologues d’utiliser depuis leur bureau toute l’information récoltée sur le terrain. Ils contrôlent les pipelines sur de longues distances. Dans les raffineries, ils peuvent vérifier le haut d’une colonne de distillation sans qu’il soit nécessaire de dresser un échafaudage, ou encore prélever des gaz pour vérifier un risque de pollution.

La digitalisation est susceptible de bouleverser, dans les années à venir, les conditions mêmes du travail. Peu à peu, toutes les installations sont modélisées en 3D, avec les documentations techniques afférentes. Quand un opérateur intervient sur une pièce, il peut travailler sur le modèle numérique, consulter à distance la salle de contrôle, avant d’intervenir. «Une limitation, dans le secteur des hydrocarbures, est que les matériels utilisés doivent répondre à des normes d’«anti-explosivité», ce qui les rend quelquefois en retard sur les outils de la vie quotidienne».

Les vêtements eux-mêmes (combinaisons, casques, gants, chaussures, etc.) seront dans un avenir proche de plus en plus connectés. Des laboratoires travaillent sur des visières de casque à réalité augmentée qui projettent des informations dans le champ visuel de l’opérateur et lui permettent de travailler en toute sécurité. Les vêtements connectés peuvent aussi fournir des indications médicales qui assurent une meilleure sécurité.

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