…les «Noir et  Blanc» sont déterminés à gagner ce qu’ils considèrent comme une finale pour la 3e place

Nabil Kouki est tout heureux de savourer que le CSS, dont il a pris les destinées dans des conditions alarmantes et même décourageantes, est, à deux journées de la fin, classé troisième. Un billet inespéré pour la Coupe de la CAF est plus que jamais à la portée. Rares, même dans son entourage restreint, ceux qui y ont cru dur comme fer comme lui. Mais ce n’est pas encore gagné mathématiquement car deux matches couperets l’attendent,  deux obstacles pas faciles à surmonter. Premier écueil de taille, son concurrent direct pour ce même objectif, le Club Africain, cet après-midi, au Stade de Radès avant de penser à l’USM à Sfax qui bataille encore, elle, pour le titre de champion et qui ne serait pas une proie facile si l’Étoile lui faisait le beau cadeau de battre aujourd’hui l’Espérance à Sousse. «Pour le titre et même la seconde place, on peut dire que c’est fini pour nous, dit-il, avec un peu d’amertume. Nous ne sommes plus dans le rétroviseur de l’EST et de l’USM qui ont pris une distance sécurisante. Il ne nous reste qu’à conserver notre troisième place.  C’est garder au moins ce point d’avance sur le CA. Si on gagne, ce sera super et on n’aura pas à attendre le dernier match. C’est dire l’importance de ce classico pour nous. Une véritable finale pour la troisième place».

Sans Ben Ali et Harzi 

Le coach, qui a remodelé le CSS et refait son visage  en un temps très court, ne cache pas une certaine appréhension et un petit regret que l’on sent profond de ne pas pouvoir compter sur les services de Mohamed Ben Ali en défense et de Aymen Harzi en pointe de l’attaque. «Ces deux joueurs en fin de contrat, qui ont décidé de quitter le CSS fin juin et qui auraient même signé un pré-contrat avec un autre club, ont déjà la tête ailleurs et ne peuvent plus logiquement figurer dans l’effectif de combat pour les deux journées qui restent, les demi-finales de la Coupe ayant été reportées pour le mois d’août. Je suis obligé de composer avec cet imprévu et de bâtir, sans eux, un autre onze de valeur et, heureusement, je ne suis pas à court de solutions de rechange aussi bien derrière que devant», rassure-t-il. Pas de souci, en effet, en défense avec un Ghaith Mâaroufi qui va suppléer la défaillance de Ben Ali  sur le côté droit. Le retour de Aymen Dahmen dans les buts sera très réconfortant autant que celui, fort probable, de Alâa Ghram dans la charnière centrale. Ainsi Houcem Dagdoug, avec une bonne couverture dans le dos,  aura plus de liberté de manœuvre dans le travail offensif sur le flanc gauche pour créer le surnombre lors de la transition rapide défense- attaque.

En 4-4-2 ou nouvelle option ?

La chose dont Nabil Kouki est sûr, c’est que ce match couperet pour les deux protagonistes sera une partie très musclée, intense et palpitante jusqu’au bout. Dans un duel pareil,  la meilleure option, c’est le jeu en bloc pour limiter les espaces et réussir la transition attaque-défense quand on perd le ballon et défense-attaque quand on reprend l’initiative et qu’on se projette vers l’avant. Le 4-4-2 en losange que le CSS a adopté en première mi-temps contre l’USBG, un système de jeu ouvert qui a permis de dominer le débat et de créer un très grand nombre d’opportunités de buts, est un système qui  pourrait être à double tranchant en cas de non-efficacité dans la finition et même favorable à un adversaire comme le CA qui sait profiter des espaces et qui sort le grand jeu devant les équipes qui ne jouent pas le bloc. Tout laisse donc penser que Nabil Kouki alignera un onze de départ prudent en 4-2-3-1 avec la paire Chadi Hammami- Farès Neji, comme demis défensifs, et un trio de joueurs à vocation offensive, Ismail Diakité et Hazem Haj Hassen, comme joueurs d’accélération,  de percussion et de débordement sur les deux couloirs et Walid Karoui comme joueur station derrière l’attaquant de pointe. L’Irakien Hussein Ali, bon technicien et bon dernier passeur, et Achraf Habbassi, combatif et remuant restent en ballottage favorable en cas de stratégie de départ différente.  Le seul doute concerne le joueur de pointe qui aura à meubler le grand vide laissé par Aymen Harzi. Option pour l’expérience avec un Firas Chaouat d’entrée, même s’il a peu de temps de jeu dans les jambes ? Ou confiance renouvelée en Hichem Naccache, voire la carte Aness Chebli? Ce n’est que quelques heures avant le coup d’envoi, voire lors de la réunion d’avant-match dans les vestiaires, que le choix définitif sera fait.

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