Cela fait une semaine que le projet de la nouvelle constitution a été remis au Chef de l’Etat. Depuis, aucun retour sur la mouture présentée à Saïed pour la commission qui s’est chargée de sa rédaction. Entre-temps, des «fuites» fondées ou infondées circulent sur les réseaux sociaux provoquant polémiques et pugilat entre défenseurs des «nouvelles dispositions» et ceux qui dénoncent. Les brèves déclarations données par les membres de cette commission n’ont fait qu’enflammer davantage la Toile. L’on se demande d’ailleurs pourquoi le temps accordé pour la validation de cette mouture est plus long que celui imparti à la rédaction de la nouvelle constitution. Certes, le délai prévu pour apporter des modifications à ce projet de constitution n’a pas encore expiré. Toutefois, ce flou qui règne n’est pas de bon augure car il ne fait que semer davantage le doute sur cette nouvelle constitution. Les Tunisiens n’aiment pas trop attendre et s’impatientent pour séparer le bon grain de l’ivraie. Et seul le Président de la République est en mesure de trancher pour que les uns et les autres affûtent leurs armes et se préparent comme il se doit à la campagne du pour ou du contre. Déjà, des acteurs importants dans cette campagne qui ont déposé leur demande auprès de l’Isie, à l’instar de l’Ugtt, continuent à naviguer à vue et à donner des déclarations qui ne font que compliquer davantage l’issue à donner à cette nouvelle constitution. A-t-on besoin d’attendre le «just in time» pour annoncer la couleur ? Non puisque le calendrier prévu par l’Isie a déjà fixé les modalités de la campagne référendaire. Alors, pourquoi continuer à prolonger le suspense si les choix sont déjà opérés et que politiquement on est prêt à assumer la responsabilité des modifications introduites. Croisons les doigts et formons le vœu que ce nouveau projet contribue à rassembler plutôt qu’à deviser des citoyens qui ne savent plus à quel saint se vouer pour savoir le nouveau chemin à emprunter.

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Un commentaire

  1. Brahim

    29/06/2022 à 12:15

    Je crois avoir abordé ce sujet. Pourquoi n’a t-on pas publié la version originale de cette nouvelle Constitution? Cela aurait évité des fuites et des supputations. Pourquoi le Président persiste t-il à entretenir ce climat malsain de doutes et d’omnipotence? Décidément, le pouvoir perd de plus en plus de sa crédibilité.

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