Le dénigrement, la calomnie, voire le mensonge, orientent de plus en plus les discours mobilisateurs de certains partis politiques et politiciens  réduits à leur plus simple raisonnement. 

Il est ainsi question de compromettre encore davantage et en profondeur un paysage dont les principaux acteurs ne se soucient plus des règles exigées dans le contexte actuel et notamment en prévision du référendum. 

C’est ainsi que des partis, connus pourtant pour leur impartialité et leur objectivité, laissent croire qu’ils n’ont plus la même vocation. Leurs arguments et toute leur raison d’être ont désormais d’autres noms, d’autres significations, d’autres priorités. C’est là toute la base d’un renoncement mené avec insignifiance et imperceptibilité.

Il n’est plus aujourd’hui facile de dégager une logique de raisonnement cohérente et pertinente dans les discours de ces acteurs politiques. Cela dépasse le cadre purement politique pour devenir une obstination. Une dérive avérée ? Sans doute.

L’on sait certainement qu’on n’est jamais suffisamment réaliste lorsqu’il s’agit de donner son opinion et son avis, surtout lorsqu’il s’agit de se prononcer sur des sujets « brûlants » et de haute importance. L’on sait aussi que l’action politique n’est pas toujours rationnelle. Mais la valeur d’un homme politique, d’un parti politique, se mesure en grande partie par la capacité d’adaptation face à toutes les contraintes, face à toutes les exigences. Et ce n’est pas parce qu’on parle beaucoup qu’on peut faire les choses plus et mieux que les autres. Ce n’est pas aussi pareil de donner son avis et de donner des leçons. Voilà qui se tient mieux qu’un semblant d’analyse fondé sur les procès de personnes, des faits et des circonstances.

L’exemple d’Ennahdha et de ses lieutenants est révélateur : à chaque occasion, c’est toujours le même discours, la même pédagogie, mot pour mot.

Il serait bon qu’ils admettent qu’ils ne peuvent pas à chaque fois défendre l’indéfendable. Il y a au fait un décalage entre ce qui est évoqué, préconisé et défendu aujourd’hui, et ce qui a été accompli et gâché tout le long de la décennie noire. Il y a une discordance entre l’image que le parti veut donner et la réalité des faits et des actes.

De toutes les façons, les nahdhaouis, mais aussi leurs alliés, auraient besoin aujourd’hui d’un certain degré d’honnêteté intellectuelle pour communiquer leurs certitudes et pas un refus viscéral qui fait tout le confort des fausses promesses  et des engagements non tenus…

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