La 56e édition du Festival international de Hammamet se fera sous le signe «du grand retour» à caractère international. La scène mythique du théâtre de plein-air de la ville verra défiler des artistes internationaux phares et les noms déjà annoncés sur les réseaux sociaux et dans des médias locaux font déjà effet. Citons Hamza Namira, Faouzia, la Palestinienne Dalel Abu-Amnah ou encore le groupe «Son lux». Lassaad Said, directeur du festival, nous révèle quelques informations à l’aube de la conférence de presse, programmée pour le 5 juillet 2022. 

Cette 56e édition du Festival international de Hammamet se fait sous le signe du grand retour après une pandémie mondiale de deux ans. Quelles caractéristiques et attentes démarquent cette édition attendue par le public ?

C’est un retour qui se fait sous le signe de l’ouverture sur le monde et sur les arts internationaux. L’international revient en force. L’édition brille par l’exclusivité des concerts. Environ 9 spectacles passeront pour la première fois. Le théâtre et le ballet sont très présents, cette année. Le 4e art tunisien aussi. Des premières, comme «Ab Libithium» de Taoufik Jebali, inaugureront l’édition. «Evasion» de Aziz Jebali, «La dernière» de Wafa Taboubi, «Club de chant» de Cyrine Gannoun ou encore «Dark Side» de Nizar Saidi sont programmés. L’occasion pour ces spectacles d’être vus par les festivaliers de Hammamet. Des productions musicales comme celle de Benjemy seront aussi présentées pour la première fois. La programmation entière caractérisée par sa touche internationale sera révélée lors d’une conférence de presse le 5 juillet 2022 à 18h00.

L’édition se distingue aussi par son retour aux origines : le festival n’aura lieu que dans l’enceinte du théâtre de plein-air et ne sera pas présenté dans une autre scène, comme celle qu’on avait connue sous les remparts du fort mythique de la ville…

Une seule et unique scène, clin d’œil au format classique du festival. La logistique pour le maintien des deux scènes devient très coûteuse. On a préféré nous contenter d’un seul espace : l’originel.

Quelles sont les difficultés que vous avez eues à contourner pour pouvoir maintenir cette édition ?

Des difficultés d’ordre financier et économique ont surgi. On a dû négocier les cachets. Les prises en charge ont augmenté : les billets d’avion, l’hôtellerie, etc. Les sponsors se sont fait rares, peut-être à cause de la conjoncture économique difficile que le pays a vécue et continue à vivre. Le programme est pourtant bien riche et contient des dates attendues comme Faouzia, Son Lux, Dalel Abu-Amnah et des talents émergents étrangers mais surtout tunisiens.

Le nombre de spectacles attendu est-il en hausse en comparaison aux éditions précédentes ?

Oui. Bien sûr. Nous avons environ 31 spectacles avec la part belle aux spectacles et aux artistes tunisiens que nous avons tenu à avoir parmi nous. La programmation tunisienne atteint les 57%, cette année.

Rappelons que le Centre culturel méditerranéen de Hammamet a maintenu difficilement mais sûrement une programmation locale riche sous la Covid-19 en 2020 et 2021. Avec du recul, quel est le bilan de ces initiatives ?

Des spectacles se sont tenus en ligne et en présentiel. Des soirées estivales ont eu lieu pendant les deux étés marqués par la Covid-19. Et après la saison estivale, «Les rencontres de Dar Sebastian» ont rythmé le lieu. Nous avons aussi ouvert nos portes aux résidences artistiques en accueillant des virtuoses de la scène musicale tunisienne que nous allons découvrir sur scène. La première de Taoufik Jebali est aussi une production du festival, tout comme les spectacles de Benjemy et de Chadi Guarfi. Une édition menée à bout avec une équipe jeune, y compris celle des techniciens. Ils sont dotés d’une énergie et d’un savoir-faire remarquables. La billetterie en ligne fonctionnera cette année afin de faciliter l’accès aux tickets. En espérant voir le public présent. 

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