On n’a pas les mêmes convictions, mais on profite des mêmes avantages. Voilà un constat qu’il serait de bon ton de ressortir dans un contexte où presque toute la classe politique, désavouée par les Tunisiennes et les Tunisiens, est pourtant au cœur de bien des polémiques. Cela tend à écorner l’image du paysage politique et à banaliser ce qui est entrepris ici et là de bon ou de mauvais.

En fait-on trop avec les politiques ? 

Ce qui est sûr, c’est qu’à aucun moment, les acteurs politiques, coupables d’erreurs, de dérives, voire de fausses notes, ne donnent l’impression de pouvoir remédier à une situation devenue insoutenable. Ils  ne font que pousser au paroxysme une «logique» d’échec qui foule aux pieds les attentes, les  espérances et les promesses de la Révolution. N’ayant rien oublié de leurs privilèges et sûrs de leur bon droit, ils sont devenus indifférents à toutes les colères et les inquiétudes qui grondent autour d’eux.

Ce qui est sûr aussi, c’est que la Tunisie ne supporte plus pareille posture. Il y a justement de plus en plus de dérapages qui se déroulent en toute impunité.

Comment revenir à des comportements plus responsables ?  Les différents  acteurs politiques, initialement porteurs de valeur d’exemplarité et de typicité, peuvent-ils retrouver leur vraie vocation ?

Dans un contexte où les enjeux sont devenus si importants, le droit au manquement et à l’erreur n’est quasiment plus du tout toléré. Une situation d’échec qui n’est pas d’ailleurs évidente à vivre. Car on voit mal les acteurs avertis et les plus fidèles associer leurs actions à des partis politiques dont les valeurs ont explosé. Des partis dont les stratégies et les agendas constituent le symbole de la décadence de la vie politique en Tunisie.

Aujourd’hui, le mal est fait. La dégradation est consommée. Mais les valeurs de la Révolution restent. Ses références et ses hommes, les vrais, ne disparaîtront jamais. Il y en a qui pourront encore s’interroger sur leur implication, d’autres encore tourneront le dos à un milieu vilipendé pour ses dérives. Mais le paysage politique a fini par payer le prix de cette décomposition fatale. Encore merci à tous ceux qui sont  passés par là et aux différents degrés de responsabilité!…

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