« Notre profession a joué un rôle majeur dans la réussite de l’Emprunt national 2021 avec une levée de fonds de 1,4 milliard de dinars. 80 % sont souscrits par la profession et 1,194 milliard  de dinars levés lors des deux premières tranches de l’Emprunt national 2022 avec une contribution de 67 % des intermédiaires en Bourse », c’est ce que dévoile Dalenda Bayou, présidente de l’Association des Intermédiaires en Bourse « AIB ». Bayou a exercé dans le métier bancaire et de l’intermédiation boursière pendant près de 40 ans et elle a, ainsi, pu suivre son évolution tout au long de ces années. Interview. 

Comment votre Association des Intermédiaires en Bourse (AIB) a-t-elle pu faire face à la conjoncture économique actuelle ?

L’AIB a été attentive à l’évolution de la situation économique du pays. Elle a été dans une constance de force de propositions tendant à renforcer le marché financier et à lui permettre d’être mieux outillé pour contribuer davantage dans le financement de l’économie. Rappelons que notre profession a joué un rôle majeur dans la réussite de l’Emprunt national 2021 avec une levée de fonds de 1,4 milliard de dinars, dont 80 % souscrits par la profession, et 1,194 milliard  de dinars levés lors des deux premières tranches de l’Emprunt national 2022, avec une contribution de 67 % des intermédiaires en Bourse.

Brièvement c’est quoi l’AIB ?

L’AIB est une association professionnelle régie par l’article 61 de la loi 94-117 du 14 novembre 1994. Les intermédiaires en Bourse y sont d’office membres et les sociétés de gestion de portefeuilles peuvent y adhérer.

Quels sont vos objectifs et vos missions ?

Selon l’article 61 de la loi 94-117, l’AIB a pour rôle de représenter collectivement les intermédiaires en Bourse pour faire valoir leurs droits et intérêts communs et de donner son avis sur les questions intéressant la profession et de faire toute proposition concernant le développement du marché financier. Nous pourrions rajouter le rôle de vulgarisation de la culture boursière auprès des entreprises et du public.

Quels sont vos médiateurs en Bourse ?

L’AIB compte 22 adhérents intermédiaires en Bourse et 6 sociétés de gestion de portefeuilles. Il est possible d’avoir plus de détails sur nos adhérents  sur le site de l’AIB « www.aib.tn ».

Quels sont vos services ?

En tant qu’association professionnelle, l’AIB joue un rôle de relais entre ses adhérents et le régulateur (le Conseil du Marché Financier) ainsi que les structures du marché (Bourse de Tunis et Tunisie Clearing). Elle est également, le porte- voix de ses adhérents auprès des différentes structures et administrations gouvernementales, principalement avec le ministère des Finances.

Parlez-nous de vos actualités dans les différents domaines?

L’AIB se doit d’être réactive face à l’actualité et aux problématiques qui peuvent toucher ses adhérents. Comme souligné précédemment, son souci est de véhiculer en permanence les attentes et souhaits de la profession. Elle se fait fort également d’être une initiatrice d’actions de réflexion et de prospection sur des thématiques importantes pour le marché financier. C’est dans cet ordre d’idée qu’elle a participé récemment à l’organisation de journées de réflexion fort productives en recommandations et pistes de travail, qui ont vu la participation de tous les acteurs de ce marché.

Quel est votre business-plan à l’horizon 2025 ?

Une grande réforme du marché des capitaux est en cours. Elle viendra donner un nouveau souffle à la précédente réforme qui est née de la loi 94-117. La profession l’attend avec impatience. Nous espérons  que, d’ici 2025, elle aura donné son plein effet et impulsé une nouvelle dynamique au marché financier.

Quelles conclusions tirez-vous de cette conjoncture ?

Si la Tunisie passe par une période difficile, elle a néanmoins beaucoup d’atouts qui devraient lui permettre de la surmonter. Elle a les compétences et un savoir-faire solide. Le marché financier peut jouer un rôle majeur dans son apport à l’économie du pays. La réforme du marché des capitaux devrait permettre aux futurs acteurs du marché de s’exprimer pleinement. Pour conclure, je dirais que le marché financier a montré une forte résilience malgré la situation difficile du pays.

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