La médaille d’or de Khélil Jendoubi au championnat d’Afrique (la 4e de suite) confirme pour la énième fois que notre sport  est si compétitif  en sports individuels. Si l’on opte pour une analyse économique de coûts et de bénéfices, la cote des sports collectifs bascule aisément devant celle des autres sports.

On se rappelle également de la notoriété internationale de Ons Jabeur en tennis, et, avant elle, Oussama Mellouli, Ayoub Hafnaoui, Hbiba Ghribi et le légendaire Mohamed Gamoudi (qui ont glané l’or aux JO) sans oublier les nombreux champions et vice-champions du monde.

Tout cela pour dire que ces sports individuels sont «rentables», c’est-à-dire que tout investissement opéré sur ces athlètes apporte sûrement des résultats.

Cela ne veut pas dire que le football, le hand, le basket et le volley ne sont pas compétitifs. Loin de là, on  a des titres continentaux en clubs ou en sélection, mais justement, il est quasi impossible d’avoir un titre mondial, de briller à l’international, vu l’impitoyable concurrence. Alors que pour les athlètes, c’est beaucoup plus facile (et certain) d’y arriver. Les distinctions qu’ils ont gagnées jusque-là à l’international sont l’apanage des sports individuels. Et pourtant, cela n’a pas été en bonne partie le résultat de moyens mis ou d’un choix politique misant sur ces athlètes. C’est le talent, l’encadrement technique de certains entraîneurs, et c’est aussi parce que bon nombre de ces athlètes ont misé  sur leurs relations pour avoir quelques sponsors et parrains étrangers. Tout le paradoxe fastidieux des sports individuels est là : ce sont des sports oubliés, mal gérés par le ministère des Sports, mais en même temps, ils sont brillants à l’échelle mondiale et permettent de briller de temps à autre. Ces éclairs révèlent beaucoup de talent, beaucoup de cran, assez de chance et tant de fierté. Ce n’est pas le produit d’une politique sportive qui mise sur les sports et les athlètes brillants. On ne l’a pas encore saisi : ces sports individuels ont du «feeling» avec l’international.

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