Battues en quarts par l’Afrique du Sud et en match barrage par le Sénégal, les coéquipières de Chirine Lamti n’iront pas en Coupe du monde.


Avant la démarrage de la Coupe d’Afrique des nations au Maroc, le sélectionneur de l’équipe de Tunisie féminine, Samir Andolsi, n’avait pas caché que l’objectif était d’accrocher le carré d’as et d’obtenir une qualification directe au Mondial 2023. Les Tunisiennes étaient-elles de taille pour franchir ce haut palier ? Le quart de finale perdu contre l’Afrique du Sud par un but à zéro a mis fin au doute et le match couperet de rachat contre le Sénégal, pour figurer parmi les 10 qui joueront l’annexe pour les 3 places qualificatives (sanctionné par une défaite aux tirs au but par 4 à 2 après un nul 0-0 en temps réglementaire) ont confirmé qu’il y a encore un long chemin à faire pour réduire l’écart qui nous sépare des meilleures équipes du monde. Après son optimisme de départ un peu démesuré, pour ne pas dire béat, le sélectionneur de l’équipe de Tunisie est revenu sur terre. «Avec un seul match de préparation de cette Coupe d’Afrique, nous ne pouvions pas réellement rêver du carré d’as même si nous avions atteint les quarts de finale et nous étions à deux doigts de l’accrocher», concède-t-il. «Après une longue période de gel d’activité de cette sélection (2016/ 2019), il n’était pas facile de sortir du marais et de postuler à figurer parmi les quatre grandes équipes d’Afrique. Et c’est en toute logique que le Maroc, la Zambie, le Nigeria et l’Afrique du Sud ont formé le quatuor de tête et ont obtenu leur précieux billet pour la Coupe du monde Ausralie-Nouvelle Zélande 2023», a-t-il conclu.

Défis perdus

Face à des équipes africaines très puissantes sur le plan physique, les Tunisiennes n’ont pas réussi à relever le défi-clé pour pouvoir s’imposer, à savoir le défi athlétique. Sur ce plan, des joueuses de talent, comme Sabrine Mamay, ont été bousculées dès les matches du premier tour avant de parvenir à tirer leur épingle du jeu. Or, parce qu’elles n’étaient pas supérieures physiquement, les Tunisiennes, même avec un mental fort, n’avaient pu avoir ces vertus de combattantes pour pouvoir faire la différence.

Dans le football féminin, un tel handicap est irrattrapable, car c’est un frein qui empêche de mettre de la vitesse et de l’intensité dans le jeu pour le rendre explosif et percutant dans la surface de l’adversaire; et qui fait apparaître des difficultés à s’approcher, à créer le danger et des occasions nettes dans le petit périmètre du but.

Ce constat a été confirmé avec zéro but devant l’Afrique du Sud et le Sénégal.

Avec peu de joueuses qui pèsent au niveau de la créativité dans le jeu et qui peuvent impulser le rythme en phase de possession de la balle et se transformer en attaquantes redoutables, l’équipe de Tunisie n’est pas en mesure de mettre en difficulté des équipes robustes. C’est là que le bât blesse avec un potentiel offensif limité en variétés dans les choix et en variantes offensives pour un jeu d’attaque qu’il faut travailler. «Ça ne peut se faire que dans la durée avec plus de matches, de stages et de tournois de préparation», avoue le sélectionneur, Samir Andolsi.

C’est un aveu à peine voilé que cela n’a pas été le cas pour cette Coupe d’Afrique, malgré les moyens mis dans les toutes dernières semaines, mais qui se sont avérés tardifs et insuffisants pour la réussir.

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